Journal de Bord
De l'engrais à une floraison étouffante
21 juillet 2010Un problème majeur en Mer Baltique est l'eutrophisation. L'eutrophisation est due à un surplus de substances fertilisantes qui sont déversées par les fleuves environnants dans la mer.
La Mer Baltique est particulièrement touchée par ce phénomène, car l'eau y circule en circuit quasi fermé avec un renouvellement des eaux limité.
Les sources majeures d'eutrophisation sont les rejets de l'agriculture, mais également d'autres formes d'eaux usées, venant par exemple des villes côtières. Ces dernières se sont grandement améliorées ces dernières décennies avec des normes de traitements des eaux plus élevées. La conséquence est le développement accéléré d'algues qui dominent toute autre espèce locale.
Comparables aux marées rouges dans d'autres régions du monde, on assiste à ce développement accéléré, dû au surplus de nitrates dans l'eau, pour l'algue bleue ou la chrysolina polipelis. A l'origine inoffensives, elles deviennent rapidement toxiques pour le milieu marin local et pour l'homme.
Les problèmes peuvent aller d'une simple irritation de la peau à de sérieux problèmes quand elles sont avalées.
En cas de développement intensif, les plages sont fermées et la baignade interdite, sans parler des conséquences sur les poissons consommés par l'homme.
La Bretagne doit actuellement faire face a une marée verte créée par le même phénomène. Le danger pour l'homme est conséquent.
Crédit Photo: Toralf Heene, IOW
Les épaves en dangers
17 juillet 2010Aujourd'hui, les plongeurs scientifiques ont entrepris de scier des morceaux de bois provenant d'épaves le long de l'ile de Ruegen. L'étude de ces prélèvements va permettre de suivre l'évolution d'une espèce invasive, "teredo navalis", plus connu sous le nom de taret, qui se présente sous la forme d'un ver marin qui est en réalité un mollusque bivalve. Consommateur boulimique du bois sous toute forme, le taret progresse en Mer Baltique de l'ouest vers l'est en raison du l'augmentation de la température de l'eau. Les scientifiques craignent qu'il constituent une menace de destruction totale, dans les dix ans à venir, pour les quelques 40 000 épaves en bois disséminées en Mer Baltique faisant partie du patrimoine marin. Difficiles à éliminer, seule une salinité faible telle que dans l'Est de la Baltique permet d'arrêter leur progression. Actuellement, ni les traitements biochimiques, préjudiciables à l'environnement, ni les bois exotiques, en voie de disparition, ne constituent des solutions durables et envelopper des épaves dans des géotextiles, ou les enfouir complètement dans le sable ou la vase, sont impossibles à réaliser . Mais la recherche scientifique continue.
Des Pierres de feu au fond de l'eau
14 juillet 2010La première journée de plongée pour la nouvelle équipe de scientifiques du Musée Océanographique de Stralsund. A côté des observations et relevés photographiques réalisés, ce sont des grandes pierres de feu, en silex, que les plongeurs ont rencontré en quantité.
Plusieurs théories s'affrontent quand à leur formation qui pourrait remonter à l'époque de l'extermination des dinosaures. Dans la région on les appelle aussi "Pots de Fleurs de Sassnitz" , car fréquemment utilisé à cet effet par les habitants de l'île.
Nul doute que ces gisements de pierre aurait intéressé nos ancêtres pour griller les soles ?
Petit, mais enchanteur - le parc national de Jasmund
12 juillet 2010Jasmund est une réserve naturelle dans le nord-est de l'île de Rügen au large de la côte Baltique allemande. La région est connue pour ses impressionnantes falaises de craie qui surplombent la mer à une hauteur de plus de 160 mètres.
Ce parc a été créé en 1990 et se trouve être le plus petit parc national d'Allemagne.
Ces falaises de craies doivent constamment faire face à des phénomènes d'érosion et à chaque tempête une partie des falaises s'écroulent, entrainant rochers, fossiles d'oursins, d'éponges et d'huitres.
On trouve beaucoup de plantes et d'animaux rares dans ce parc en raison des conditions géologiques locales, par exemple les phoques gris et la lamproie de rivière vivent le long de cette côte.
La biodiversité de cette zone bénéficie des forets situés sur les falaises ainsi que des sources et rivières attenantes.
Les menaces principales le long de cette côte où Fleur de Passion a mouillé sont l'industrie forestière et le tourisme intensifs.
Un groupe de 5 scientifiques du musée d'Océanographie de Stralsund sont à bord pour les prochains 10 jours. Leur travail est essentiellement orienté sur la documentation de la biodiversité en images et films pour le musée.
Des filles à bord
09 juillet 2010Nous passons la semaine avec une équipe de filles entre 14 et 17 ans du foyer de la Servette. Pour toutes, le monde de la voile et la vie à bord sont une découverte. Les manoeuvres, les quarts de nuit avec réveils difficiles sont assumés avec enthousiasme. Elles sont initiées à la navigation et ont effectué leurs quarts pour la cuisine et le nettoyage, ainsi que les observations en mer. La Mer Baltique nous gâte avec un temps particulièrement chaud pour la région et un soleil brillant quasi toute la semaine. Elles repartent, bronzées et en pleine forme après ces quelques jours de découverte.
De la sole à griller ?
04 juillet 2010Pendant cette semaine nous sommes rejoins par une équipe de 5 scientifiques du musée océanographique de Stralsund. Durant leurs collectes ils ramènent à bord une belle sole qui passera tout prêt d'être grillée . Finalement, elle sera consacrée à la science et le repas sera comme prévu des spaghettis.
L'équipe a fait des prélevés d'algues diverses, de petits crustacés et de poissons.
Dans ces iles sud de la Mer Baltique, l'eau est plus salée qu'à l'est, la vie sous-marine plus abondante et diverse.
Le taux de salinité passe de 10 pour mille à l'est, à 16-17 dans cette région, puis 29 pour mille à la sortie vers la Mer du Nord.
Les scientifiques sont ravis de passer une semaine sur Fleur de Passion, l'occasion de travailler en équipe depuis un bateau, d'effectuer des plongées et de ramener une multitude de spécimenes pour compléter la collection du musée.
Arrivée à Kiel en Allemagne
20 juin 2010Fleur de Passion, après un trajet passant par Brest, Calais, et Cuxhaven, en Allemagne est arrivé à Kiel au bord de la Baltique. Cette semaine (19-26 juin) se déroulera avec un groupe d'élèves du Gymnase du Bugnon, Lausanne, et sera l'occasion de marquer la présence de Fleur de Passion lors de la Parade des vieux gréements, qui aura lieu en conclusion à la « Kieler Woche », évenement majeur dans le monde de la voile et pour cause : la » Kieler Woche rassemble 70 nations, 2000 bateaux et 5000 sportifs, et constitue un événement sportif connu dans le monde entier. C'est aussi la plus grande grande fête estivale au nord de l'Europe, un forum de rencontres politiques, musicales, et la plus grande manifestation de voile de compétition au monde. Ce sera aussi l'occasion de sorties d'observation en Baltique de marsouins, et d'herbiers marins, d'echantillonnage d'eau, de sédiment et de plancton et de cours d'écologie côtière sous la direction d'experts locaux.
Trajets
12 juin 2010Pour la navigation entre Brest et Calais nous accueillons à bord un groupe de l'Association Trajets de Genève. Hélène, David, Giacomo, Michel et Lazar on le pied plus ou moins marin et se réjouissent de passer plusieurs jours d'affilées en mer. A notre départ de Brest le temps est maussade et la pluie s'installe. Après une nuit au mouillage devant Camaret-sur-Mer le soleil revient et nous longeons les belles côtes bretonnes par une météo clémente. Un coup de vent est annoncé et nous décidons de passer la nuit à Cherbourg. Le lendemain, les conditions de vent sont tempérées mais une mauvaise combinaison de direction de vent et de courants opposés rende la mer hachée et désagréable. La nuit suivante est un baptême pour tout le groupe, mer désagréable, pluie tapante et aucune visibilité. Les heures à la barre sont longues et tous sommes soulagés quand le jours se lève et la pluie cesse. Bravo à notre nouvelle équipe qui est restée courageuse jusqu'au bout et bonne continuation à tous.
Océanopolis - Brest
06 juin 2010Notre route nous fait traverser le Golfe de Gascogne pour rejoindre la Bretagne. Nous arrivons à Brest sous la pluie et par des températures bien moins clémentes qu'au Portugal, signe que nous avons quitté le sud de l'Europe. Nous nous installons au Port du Moulin Blanc, juste en face d'Océanopolis, un parc dédié à la découverte des océans. Un très grand complexe formé de plusieurs pavillons nous emmène dans divers milieux marins. Tout au long de la visite nous découvrons des espèces rarement vues et suivons les multiples explications. Les grands aquariums nous font découvrir les eaux tropicales où se croisent napoléons, poissons-papillons et autres poissons-demoiselles. Nous passons dans le pavillon polaire, où on rencontre le manchot papou, le manchot royal et le gorfou sauteur. Dans le pavillon tempéré nous voyons des phoques jouer dans de larges aquariums. Ici les animaux sont quasi tous nés en captivité. Océanopolis, qui fête aujourd'hui ses vingt ans, est un endroit magnifique et une opportunité unique de faire découvrir à un large public la vie riche et belle des océans.
A Brest avec des employés de Cargill
05 juin 2010Nous passons trois jours à Brest qui sont dédiés en grande partie à la rencontre avec des employés du sponsor principal de la l'Expédition Changing Oceans: Cargill. C'est le premier évènement qui nous permet de rencontrer un groupe d'employés, qui peuvent visiter le bateau et naviguer avec nous pendant quelques heures dans la Rade de Brest. L'équipage est invité à dîner avec des employés de Brest et autres bureaux français de Cargill dans la région, une belle occasion de prendre contact directement et de partager nos expériences. Nous organisons deux sorties pendant le weekend, durant lesquelles plus de 40 personnes, accompagnés de leurs familles, profitent de l'occasion de naviguer sur Fleur de Passion. Les enfants apprécient particulièrement de hisser les voiles et de pouvoir tirer sur quelques cordages.
Nous présentons également pendant ces sorties quelques-uns de nos films et échangeons à propos de notre travail sur les écosystèmes et les problèmes actuels concernant l'état des océans.
Le phare de Sagres et le Cap Sao Vicente
02 juin 2010Nous contournons le Cap Sao Vicente, qui est le point le plus au sud-ouest du Portugal. Des falaises abruptes tombent dans l'océan et nous ne pouvons qu'imaginer les vagues immenses qui se brisent ici pendant les tempêtes d'hiver.
Ce cap était au 15ème siècle le bout du monde connu et le point de départ de grandes expéditions de découverte et exploration. C'est ici que le Prince Henri le Navigateur a fondé une école de navigation qui réunissait les meilleurs navigateurs et géographes de l'Europe. Capitaines et officiers y étaient formés à la navigation, l'astronomie et la cartographie. Le Prince a reçu son surnom non pour ces exploits de navigateur mais autant qu'instigateur de nombreuses expéditions maritimes qui allaient repousser les frontières connues et transformer le monde au début de l'époque des Grandes Découvertes.
A partir d'ici les falaises et plages spectaculaires font partie du Parc National de Sudouest Alentejo et de la Côte Vicentine, une région moins urbanisée sur notre route. Nous mettons maintenant cap au nord.
Le MSC (Marine Stewardship Council) - Portugal
02 juin 2010Des millions de personnes consomment régulièrement des produits de la mer. Malheureusement, nos océans sont parfois surpêchés. Si rien n'est fait, certains de nos poissons favoris disparaîtront peut-être totalement des étals de nos poissonniers. Et ce n'est pas seulement notre dîner qui est en jeu : la surpêche nuit à l'ensemble de la filière de la pêche et au milieu marin dans le monde entier.
Dans le monde entier, des pêcheries adoptent de bonnes pratiques de gestion pour préserver des emplois, assurer la pérennité des stocks de poisson et contribuer à la protection du milieu marin.
Le MSC mène un programme ambitieux et passionnant, en collaboration avec les partenaires de la filière pêche, pour transformer le marché mondial des produits de la mer et promouvoir des pratiques de pêche durables, ainsi que leur site l'explique. Les référentiels rigoureux pour une pêche durable et pour la traçabilité des produits de la mer visent à augmenter l'offre en produits de la mer certifiés durables.
Le programme de certification du MSC donne l'opportunité aux pêcheries de prouver la durabilité de leur activité. Il leur procure un avantage concurrentiel et garantit aux acheteurs que le poisson provient d'une source durable et bien gérée. Les produits de la mer issus de pêcheries conformes au référentiel environnemental du MSC pour une pêche durable portent l'écolabel du MSC qui prouve qu'ils proviennent d'une source certifiée durable. L'écolabel du MSC permet aux consommateurs d'identifier facilement le meilleur choix pour l'environnement lorsqu'ils achètent des produits de la mer.
L'Association portugaise des producteurs senneurs (ANOPCERCO) est maintenant habilitée à vendre sa pêche, qui représente 95% de la production de sardine du pays (plus de 50'000 tonnes par année) avec l'écolabel bleu internationalement reconnu de MSC. Le certificat couvre tous les navires au dessus de 9 mètres de long de l'association qui ont comme activité principale la pêche à la senne.
C'est la première pêcherie du pays à recevoir cette distinction.
Nouvelles vidéos !
25 mai 2010Nouvelles vidéos en lignes ! Regardez les interviews du Dr. Halpern, Prof. Micheli et Dr. Selkoe sur la mission de l'impact humain sur les océans au Maroc ainsi que celle avec M. Houssine Nibani, président de l'association AGIR à Al Hoceima.Cliquez ici.
Egalement nouveaux, l'interview avec l'archéologue Irena Radic Rossi en Croatie l'année passée. Cliquez ici.
Vilamoura
23 mai 2010Nous arrivons à Vilamoura au Portugal pour une escale de 2 jours. Au ponton d'accueil nous sommes reçu par François Salle, un membre des "Frères de la Côte", une confrérie de marins créé au Chili il y a plus de 50 ans. François nous facilite l'arrivée au port et nous organise une place d'amarrage. Il passe la journée avec nous, nous donne des conseils et filons pour la suite de la navigation, nous fait part de sa connaissance de la mer et de la région et nous montre des noeuds inconnus par l'équipage. Le "dindin", très pratique et efficace pour reprendre tout bout sous tension et le "perfection knot", d'origine américaine, qui ressemble à un noeuds de chaise, mais avec un plus grand nombre de possibilités d'applications.
Il apporte à bord citrons, thym et romarin de son jardin au grand bonheur de tous. François déborde d'énergie et de bonne humeur et on ne dirait vraiment pas qu'il va fêter ces 80 ans tout prochainement.
Merci à François pour cet accueil, bon vent et à la prochaine.
Tarifa
21 mai 2010Nous passons la journée dans le détroit de Gibraltar entre Tarifa et Tanger avec Jörn Selling à bord, le biologiste de l'ONG Firmm. Firmm est une ONG suisse fondée en 1998 pour étudier et préserver les mammifères marins et leur habitat naturel, les océans.
Les conditions météo sont un peu rudes pour l'observation de baleines, mais notre persévérance est récompensé et nous croisons un groupe de globicéphales noirs et des grands dauphins.
Le détroit n'est que large de 18 kilomètres à cet endroit et plus de 300 bateaux et cargos l'empruntent tous les jours. A cette période de l'année on observe principalement des globicéphales, des orques et des grands dauphins, plus tard on trouve également des cachalots, des dauphins raillés, des rorquals communs. Nous voyons aussi un petit groupe d'orques avec un mâle, une femelle et un petit.
Une partie de la côte autour de Tarifa est une réserve naturelle mais un projet de déclarer tout le détroit comme aire marine protégée reste sans succès à ce jour.
La Baie d'Algeciras - Gibraltar
11 mai 2010Nous profitons d'une fenêtre météo calme avant la dépression annoncée, pour partir de Malaga et aller mouiller dans la Baie d'Algeciras, juste avant le Détroit de Gibraltar. Après une nuit de navigation très calme, nous arrivons au petit matin dans la baie.
Immense, la baie est pour autant bien abritée du vent, mais d'un spectacle peu réjouissant. Elle abrite de très nombreux cargos, la côte est envahie d'installations portuaires et industrielles. On se demande comment il est possible que cette baie soit un lieu de reproduction et d'élevage des dauphins communs.
De nombreux efforts doivent être entrepris pour protéger cette partie de la Méditerranée, fortement perturbée par l'activité humaine (forte densité de trafic maritime, urbanisation élevée des côtes, pollution par les déchets et eaux usées, déforestation, désertification, érosion):
La protection de la biodiversité doit être obtenue grâce à
la Gestion Intégrée des Zones Côtières (GIZC), la création
d'Aires Marines Protégées (AMP).
Les actions de protection doivent permettre d'endiguer la destruction des habitats naturels et prévenir l'introduction d'espèces envahissantes, de favoriser la contribution du tourisme à l'économie et l'environnement local.
Ces politiques visent aussi à mieux maîtriser la pollution et les rejets de déchets et hydrocarbures, et à prévenir les accidents dus au trafic maritime.
Un bel exemple, publié par "l' Earthwatch Institute" : l'organisation internationale maritime a accepté de dévier les routes maritimes commerciales de la côte sud espagnole, pour protéger des habitats et aires de reproduction importantes de dauphins.
La Mer d'Alboran
08 mai 2010Nous quittons le Maroc et traversons la partie Ouest de la Méditerranée pour rejoindre la côte espagnole. On appelle cette mer "Mer d'Alboran".
Elle s'étend depuis le Detroit de Gibraltar jusqu'à une ligne imaginaire entre le Cap de Gata (Espagne) et le Cap Fégalo (Algérie). Elle constitue une zone de transition entre l'Atlantique et la Méditerranée et présente une grande diversité.
La Mer d'Alboran héberge la plus grande diversité d'espèces des mers européennes. En comparaison avec le reste du bassin méditerranéen, l'Alboran présente une productivité primaire élevée, favorable à la concentration de sardines et d'anchois. Sa flore et sa faune abritent des espèces atlantiques d'origine tropicale qui n'apparaissent pas dans le reste de la Méditerranée.
Près de ses côtes, les plantes à fleurs marines acquièrent une grande importance. Autour de l'île d'Alboran, les forêts d'algues laminaires (grandes algues brunes) et les fonds d'algues calcaires sont abondants, ainsi que le corail rouge et les dattes de mer.
Au niveau du Détroit de Gibraltar les cétacés présentent des
densités parmi les plus élevées de la Méditerranée. Les plus fréquents sont : le dauphin commun, le dauphin bleu et blanc, le grand dauphin
et le globicéphale noir. Cette zone est aussi un important habitat migratoire et d'alimentation pour la tortue caouane et la tortue luth.
Notre prochaine étape sera Tarifa où nous resterons un jour ou deux pour observer les cétacés avant de faire cap au nord dans l'Atlantique.
AGIR à Al Hoceima
05 mai 2010Notre partenaire pendant notre mission au Maroc est AGIR, Association de Gestion Intégrée des Ressources. L'association a été fondée en 2008 à Al Hoceima.
Elle a comme objectifs le développement durable à travers une gestion intégrée de ressources et l'appui à la formation et à l'autopromotion locale. Elle est active dans les domaines de la pêche durable, la préservation de l'environnement forestier et marin, ainsi qu'en formation et sensibilisation sur l'environnement et la biodiversité.
Elle intervient aussi sur la gestion de conflits, les sujets de pollution et donne son appui aux ONGs.
Un grand merci à son président, Houssine Nibani et à toute son équipe pour un accueil chaleureux et amical, ainsi qu'un soutien sans limites lors de toute la mission de "The Changing Oceans Expedition" au Maroc.
Nous quittons le Maroc pour nous rendre à Gibraltar où nous rendons visite à une ONG qui s'investit dans l'éco tourisme et l'observation de cétacés: FIRMM
Urbanisation et rejets d'eaux usées
03 mai 2010Nous observons un nombre de sites en construction impressionnant des deux côtés du parc national en navigant le long de la côte.
La région est en forte expansion et l'urbanisation côtière rapide pose le problème de la gestion de déchets et eaux usées.
Aujourd'hui uniquement 5% des eaux usées sont traitées au Maroc. La majeure partie est soit déversée directement dans le réseau hydrographique pour aboutir inévitablement au littoral, soit mise dans des fosses sceptiques en milieu rural ou encore rejetée directement en mer. Le nombre de station d'épuration est minime, sujet qui préoccupe les administrations locales et nationales.
Un autre phénomène observé dans la région est l'érosion hydrique, cette perte de sol entraîne automatiquement la perte des couches arables, la perte de la fertilité, et une diminution des sources de revenus pour les populations rurales locales. Les résultats sont donc des abondons de sols, une augmentation de la pauvreté.
Ceci ne sont que des exemples des problèmes auxquels la région doit faire face pour préserver son environnement, autant pour la nature que pour ses habitants.
Au mouillage - Parc National d'Al Hoceima
30 avril 2010Nous sommes de retour dans le parc national. Le temps est gris et des nuages bas se posent sur les sommets des falaises qui surplombent la côte.
Une fois l'ancre mouillée et le moteur éteint, le silence s'installe et nous n'entendons plus que le bruit des vagues qui s'écrasent contre les falaises et le chant des oiseaux qui nichent dans la roche. Malgré l'absence du vent le bateau roule fortement dans la houle.
Autour du bateau nous découvrons une multitude de petites méduses brunes peu attrayantes mais parmi elles une bien plus grande et colorée. Bien plus dangereuse aussi. Une physalie (Physalia physalis), donc pas une méduse pour être exact, mais un siphonophore marin.
Nous l'amenons à bord dans un bocal rempli d'eau le temps de l'observer de plus près et de faire quelques clichés avant de la rendre à son milieu naturel.
L'eau qui nous entoure est à première vue claire, mais en regardant de plus près nous observons des signes de présence humaine dans la région: des bouts de plastique flottant, de la mousse brune et autres saletés qui dérangent quelque peu ce cadre idyllique.
Mission: Impact Humain sur les Oceans - Maroc
28 avril 2010Ben Halpern (Université de Californie, Santa Barbara), Kim Selkoe (Université de Hawaii) et Fiorenza Micheli (Université de Stanford) sont à bord de Fleur de Passion pour un projet pilote. Ce projet s'ajoute à leur travail qui consiste à dresser une carte de"l'impact humain sur les océans".
Les scientifiques ont plongé pendant cette semaine avec des membres de la fondation Antinea et Ilyas El Bouzidi, un plongeur de la région, pour enseigner leurs pratiques d'observation et d'analyse, et pour réaliser des transects et comptages.
Ben Halpern nous explique comment, en observant le nombre, la taille et la diversité des espèces, il peut déterminer l'importance de l'impact humain sur une région et l'état de santé de l'écosystème.
Les observations permettent de déterminer la biomasse, c'est à dire la faune et la flore de la chaine alimentaire marine partant des poissons, les prédateurs, pour arriver aux algues qui poussent sur le fond.
Un nombre important de poissons en haut de la chaine alimentaire est le signe d'un système sain en deça de la chaine.
Pendant les plongées, le travail est divisé en plusieurs catégories : comptage de poisson, d'invertébrés (oursins, étoiles de mer etc.) et d'algues, réalisation de transects et récolte d'échantillons.
Les seuls échantillons ramenés à bord sont en effet des algues puisqu'il est très difficile de déterminer leur poids et taille sous l'eau.
L'approche de ce travail est d'abord quantitatif, mais donne une bonne estimation qualitative de l'état de santé de l'endroit étudié.
Les premières impressions de Ben Halpern et Fiorenza Micheli de la côte entre Al Hoceima et Cala Iris sont comparables avec d'autres régions de Méditerranée. L'écosystème est menacé par le chalutage, la pêche à la dynamite et la pollution côtière. Lors d'une plongée, le bruit d'une explosion a retenti et un chalutier est passé à une centaine de mètres de la côte.
L'échange entre l'équipe de scientifiques et les membres d'Antinea avec des plongeurs locaux, représentants d'ONG et administrations locales nous permet d'espérer qu'ils contribueront à la mise en place de mesures efficaces et acceptables pour les pécheurs et habitants de la région,
afin de protéger cet écosystème important.
Le Parc National d'Al Hoceima - Maroc
25 avril 2010Le Parc National de Al Hoceima à été déclaré en 2004 et s'étend sur une surface de 48'000 ha, comprenant environ 40 km de côte. La côte est abrupte et les falaises de roche calcaire atteignant jusqu'à 700 mètres d'altitude tombent à pic dans la mer.
Cette région se distingue par sa biodiversité et sa richesse marine et offre un abri à des espèces très rares tel que le goéland d'Audouin. Il abrite également une des plus grandes concentrations mondiales d'aigles balbuzards pêcheurs.
Pendant notre visite de 2 jours dans le parc, les plongeurs et scientifiques de notre expédition ont répertorié une vingtaine d'espèces de poissons et différentes sortes d'algues.
La partie marine dans les eaux très peu profondes semble bien préservé, mais en s'éloignant un petit peu de la côte les fonds marins sont menacés.
Les plongeurs ont également observé la présence d'espèces d'algues invasives.
La création de ce parc national avec l'aide d'ONG locales donne espoir que des mesures efficaces seront prises pour protéger cette belle région.
La mission pilote pour valider le travail de Ben Halpern et son équipe sur l'impact humain sur les océans se poursuit et nous publierons très prochainement des détails sur le travail de recherche des scientifiques actuellement à bord.
Journée de la Terre à Al Hoceima
22 avril 2010Nous sommes arrives à Al Hoceima au Maroc la veille de la journée mondiale de la terre. Cet évènement est célébré depuis peu au Maroc, mais a pris cette année une ampleur plus importante.
Notre arrivée et notre expédition s'insèrent bien dans le programme organisé par la région et nous sommes reçu par le Walli M. Mohamed Al Hafi, représentant du roi du Maroc. La cérémonie officielle se passe en présence de la télévision et de la radio nationales.
Plusieurs classes d'écoles visitent le bateau et notre village de pyramides qui illustre quelques sujets ayant un impact particulier sur les océans, tel que la surpêche, le transport maritime, la pollution et le réchauffement climatique.
Nous sommes également chaleureusement reçu par l'Association "AGIR" , une ONG locale qui s'investit dans la sensibilisation en matière d'environnement. AGIR aide en particulier les pécheurs artisanaux à pratiquer une pêche durable.
Melilla
19 avril 2010Nous arrivons à Melilla à 4 heures du matin après 5 jours de navigation.
Melilla est une petite enclave espagnole sur la côte marocaine. L'accueil est chaleureux et nous profitons de cette halte de 2 jours pour terminer des travaux à bord. Une nouvelle grue est installée afin de faciliter le levage à bord du zodiac. Le volume arrière du bateau, le coqueron obtient des nouveaux rangements et nous avons fait une révision complète du circuit d'eaux usées.
Nous quitterons le quai dans la journée pour nous rendre à Al Hoceima au Maroc à environ 70 miles à l'ouest d'ici.
En mer - de Monastir à Melilla
15 avril 2010Nous sommes en mer depuis 2 jours, le ciel est gris et nous cache la côte algérienne que nous longeons depuis plusieurs heures. Un vent favorable de 20 noeuds nous permet enfin de hisser les voiles et Fleur de Passion avance à belle allure, cap à l'ouest. L'équipage se réhabitue aux mouvements du bateau et au rythme des quarts.
Des petits dauphins communs nous rendent régulièrement visite, jouent dans la vague d'étrave ou nous accompagnent pendant un bout de la route. Le spectacle nous ravit à chaque instant.
Nous croisons de plus en plus souvent de grands bateaux cargo transportant des containers, des céréales ou du pétrole.
700 miles nous séparent de notre prochaine escale: Melilla.
Le jour du départ
12 avril 2010Le départ. L'équipage est heureux de retrouver la mer et la vie à bord prend son rythme. Nous mettons d'abord cap au Nord pour contourner la Tunisie avant de longer la côte algérienne pour arriver au Maroc dans une semaine environ.
800 milles nous séparent de notre but, une navigation qui nous permettra déjà de faire diverses observations avant d'entreprendre notre mission dans les aires marines protégées du Maroc.
A quelques jours du départ
08 avril 2010A quelques jours de notre départ de Tunisie le chantier bat son plein. Une douzaine de personnes : équipage, charpentiers, menuisiers, ingénieurs et volontaires travaille dur pour assurer que tout soit prêt pour prendre la mer.
Chacun s'affaire à sa tâche et tous ces travaux assurent que le bateau pourra affronter la mer en toute sécurité.
Notre prochaine escale importante sera le parc national d'Al Hoceima au Maroc où nous retrouverons une équipe de scientifique pour étudier l'impact humain sur la mer de cette région.
Dernières Nouvelles
01 avril 2010Fleur de Passion a quitté l'île de Malte où le voilier a passé une partie de l'hiver pour rejoindre la Tunisie.
L'équipe d'Antinea a profité de la pause hivernale pour rédiger le rapport qui consolide toutes les données acquises
pendant la mission 2009 : "Best practices in MPA management". Cette publication qui s'enrichira tout au long de "The Changing Oceans Expedition" vise à comprendre les facteurs qui jouent un rôle dans le succès d'une Aire
Marine Protégée. Que ce soient les interactions avec le tourisme, la gestion de la pêche, la recherche scientifique ou
encore la sensibilisation à la protection de l'environnement, la gestion de ces réserves marines représente une tâche
complexe où il faut intégrer de nombreux facteurs. Fleur de Passion a été accueilli en 2009 dans 12 Aires Marines
Protégées. En rencontrant tous les intervenants (gestionnaires, pêcheurs, responsables de clubs de plongée, office du tourisme, maires ou encore scientifiques), l'équipe d'Antinea a eu l'occasion de recueillir de nombreux témoignages
et documenter les succès et problèmes rencontrés dans les AMP.
D'une manière globale, nous avons constaté que
les réserves marines gérées avec des moyens suffisants jouent parfaitement leur rôle, protégeant un milieu fragile et
permettant même à des écosystèmes dégradés de se régénérer. Une solution qui profite autant à la nature qu'aux
pêcheurs ou encore aux touristes.
En Tunisie, Fleur de Passion est entré en chantier pour plusieurs semaines afin d'installer de nouveaux équipements et de
préparer le voilier pour la mission de cette année. "The Changing Oceans Expedition" se rendra d'abord au Maroc
pour étudier l'impact humain sur les Océans, puis mettra le cap au Nord en direction de la Mer Baltique et du
Waddensea.
Changement climatique et les océans
27 novembre 2009Voici le film que nous avons réalisée pour le sommet sur le changement climatique de Copenhague. voir la video sur CNN iReport Ceci est l'une de nos réalisations les plus importantes pour cette année. Nous en sommes vraiment fier et espérons qu'elle va contribuer à amener les océans au centre des discussions sur le changement climatique.
Fleur de Passion en Croatie : toutes voiles dehors !
02 novembre 2009Nous partons de Cavtat pour rejoindre Dubrovnik. Une belle journée de voile s'annonce : un beau soleil et une bonne brise nous permettent de monter le clinfoc, la 4eme voile avant de Fleur de Passion et la flèche. Ces deux voiles ne sont utilisées que par faibles vents. Le bateau prend instantanément un noeud de vitesse supplémentaire.
Merci à notre partenaire North Sails pour le magnifique travail de design et de fabrication des voiles qu'ils ont fait !
Plongée archéologique à Cavtat - Croatie
29 octobre 2009La Croatie semble s'être servie des erreurs des autres pays pour aménager des plans d'action efficaces pour préserver le patrimoine marin. C'est ainsi qu'à Cavtat près du Montenegro, les services d'archéologie sous-marine ont mis en place un système de protection des épaves en y installant des cages fortes. Ces dernières permettent aux plongeurs de visiter des sites archéologiques préservés du pillage. Antinea accompagnée de la responsable du service d'archéologie sous-marine, Irena Radic, se rend sur ces épaves bien gardées mais également sur de nouvelles découvertes sous-marines.
Traversée mouvementée de Mjlet à Dubrovnik
22 octobre 2009L'équipage affronte une traversée mouvementée de Mjlet à Dubrovnik avec des creux de 5 mètres, et 40 noeuds de vent. Les jours qui suivent sont consacrés au nettoyage du bateau et au montage des vidéos. L'équipage éprouvé se repose après 10 jours de mauvais temps, de froid et d'humidité !!
Visite de l'Ile de Mljet, réserve naturelle - Croatie
18 octobre 2009La Croatie est un secret bien gardé. L'île de Mljet en particulier présente une végétation luxuriante complètement préservée de l'homme. Des forêts de pin d'Alep et un parc naturel surveillé par des rangers consciencieux. Qu'en est-il des fonds marins ? Menacés par un tourisme qui paye paradoxalement une taxe pour leur conservation. Le mouillage sauvage et non géré des bateaux de plaisance l'été pourrait menacer les habitats de la biodiversité sous-marine de cette île. Pourtant ses fonds sous-marins sont encore bien préservés avec une faune nombreuse et de bonne dimension. Il en est de même des sites archéologiques miraculeusement préservés par 6 mètres de fond. Des sites qui n'existent désormais plus qu'à des centaines de profondeur partout ailleurs en Méditerranée.
Torre Guaceto (9 octobre au 14 Octobre) Brindisi - ITALIE
14 octobre 2009Située en Italie orientale, cette Aire Marine est particulièrement bien gérée. Les responsables de Torre Guaceto ont mis en place un programme de conservation de pêche locale avec les pêcheurs traditionnels sur la zone de pêche autorisée. Ces derniers ont le droit de pêcher une fois par semaine dans la zone autorisée de l'AMP. Ces pêcheurs récoltent des poissons de très belles dimensions qu'ils arrivent à très bien vendre, d'autant qu'ils portent le label des AMP. Pêcher moins mais de meilleure qualité, voilà un plan d'action créatif qui permet de réconcilier pêche et conservation des fonds marins. D'autant que l'Italie possède énormément d'AMP, ce qui n'est pas un gage de qualité de gestion car les réserves financières sont trop faibles pour financer autant d'AMP.
Mission Iles Ciclopi - Iles Eoliennes
07 octobre 2009Située au pied de l'Etna, l'Aire Marine des îles Ciclopi permet d'évoquer la diversité des habitats sous-marins méditerranéens. Ses fonds ne sont pas seulement sablonneux ou couverts de Posidonie, ils sont aussi volcaniques. La dimension de cette récente Aire Marine est encore trop petite pour être conséquente sur le développement des ressources mais la Sicile tend à développer des Aires Marines sur des fonds qui l'ont façonnée. Voir la vidéo de mission sur l'Ile Ciclopi
Iles Eoliennes - Tempete au pays des volcans
26 septembre 2009Notre arrivée aux Iles Eoliennes est saluée par une tempête assez furieuse, qui nous vaut une nuit plutôt tumultueuse. L'équipage tient bon et avec l'aide des habitans nous arrivons à mettre Fleur de Passion hors de danger.
Voir la vidéo de la tempête
Nous rencontrons ensuite les habitants de l'Iles qui nous parlent de la vie sur l'Ile et du volcan.
Interview d'un habitant
Bonifacio - Corse
15 septembre 2009Les Bouches de Bonifacio sont aussi un bel exemple de gestion d'Aire Marine Protégée, d'autant que ses dimensions sont une des plus importantes de Méditerranée : une superficie de 80 000ha. Cette Aire Marine possède également un vaste espace de protection et d'études d'espèces. Elle a su développer également un réseau de surveillance contre le braconnage. Mais cette zone de passage entre la Corse et la Sardaigne menace la tranquillité de ses habitants. Afin de trouver une solution face à l'intensité du trafic maritime, les Bouches de Bonifacio commencent à se rapprocher de ses voisines sardes, les Aires Marines de Maddalena. L'union fait la force.
Entretien avec Jean-Michel Culioli qui nous présente la Réserve Marine des Bouches-de-Bonifacio, sa gestion, ainsi que ses richesses terrestres et sous-marines :Voir la vidéo de l'interview
Bilan de mission Scandola - Corse
10 septembre 2009La Réserve Naturelle de Scandola est un exemple de réussite d'Aire Marine Protégée. Connue pour être le joyau de l'écrin Corse, Scandola est parvenue à réhabiliter une faune marine locale abondante et de dimensions conséquentes.
Voir l'interview de Jean-Marie Dominici, Directeur de la Réserve de Scandola
D'autre part, la Réserve Naturelle a permis de sauver le balbuzard menacé d'extinction. Aujourd'hui, ces aigles pêcheurs font partie du programme de réintroduction des aigles pêcheurs en Italie. Un exemple de mesures qui mériterait que cette Réserve s'agrandisse afin de pouvoir offrir une nouvelle ressource halieutique.
Voir l'interview de Jean-Christophe Vié, Directeur adjoint, Programme pour les espèces, IUCN, qui vient de publier un rapport 2008 sur la liste rouge des espèces menacées de l'IUCN
Antinea est venue plonger sur ces sites exceptionnels accompagnés par le directeur de l'Aire Marine, Jean-Marie Dominici et assister au vol en parapente de Jacques Oliviers Travers avec son aigle pygargue.
Navigation Calvi - Scandola - Corse
09 septembre 2009Une belle navigation nous permet de rejoindre la magnifique baie de Girolata, d'où nous partirons pour notre prochaine mission à Scandola. Voir la vidéo de la navigation
Fin de mission Stareso sur le Plancton à Calvi - Corse
05 septembre 2009A Calvi, Antinea s'est rendue au centre océaanographique Stareso pour accueillir le chercheur Jean-Henri Hecq ainsi que le directeur du centre Pierre Lejeune à bord pour une mission de collecte de planctons et d'identification du front liguro-provençal.
Voir la vidéo d'interview de Jean-Henri Hecq
Voir également la vidéo de Pierre Lejeune, Stareso sur le changement climatique
Antinea a passé un mois dans le sanctuaire Pelagos, à faire des transects d'observation de cétacés. Il est donc particulièrement intéressant de nous renseigner sur la source de leur régime alimentaire, le plancton. Cette journée assez intense physiquement (voir la vidéo de remontée du plancton !)< et scientifiquement l'a été encore plus encore par l'affluence exceptionnelle de cétacés curieux se déplaçant vers Fleur de Passion. Pendant toute la journée, deux groupes de globicéphales et des cachalots sauteurs se sont approchés de nous, sans compter les dauphins venus jouer à l'étrave à de multiples reprises. voir la vidéo sur les globicéphales
Observation des Dauphins, Saint Florent - Corse
21 août 2009Saint Florent est une baie bien concernée par le patrimoine marin. En ce qui concerne la biodiversité, elle abrite une colonie de grands dauphins (Trusiops Truncatus) qui est étudiée toute l'année. La baie a également été le lieu d'une importante bataille navale pendant la Renaissance. Deux gallions y ont fait naufrage et feront bientôt l'objet d'une fouille programmée sous la direction de l'archéologue Arnaud Cazenave de La Roche. Nous avons donc partagé notre séjour entre la visite de ces épaves et la découverte de la biodiversité locale avec Charles Pinelli.
Interview avec Charles Pinelli, Président des amis de l'Agriate
Sanctuaire de Pelagos : observation de Cétacés - Cybelle Pla
15 août 2009C'est dans le cadre magique du sanctuaire Pelagos que nous avons rencontré Céline Arnal, présidente de l'association Cybelle Planète. Cette semaine fut rythmée par la mise au point de protocoles d'observation qui seront, par la suite, utilisés pour l'étude des espèces en surface comme les poissons lunes, les tortues et bien évidemment les cétacés. Ces derniers n'ont pas été timides! En effet, nous avons eu la chance d'observer de nombreux spécimens.
Voir l'interview de Céline Arnal
Aire Marine de Port Cros
02 août 2009L'étape de Port Cros fut synonyme de rencontre et de découverte.
En effet, Fleur de Passion a accueilli pendant deux semaines, deux groupes de 10 jeunes gens afin de leur faire découvrir la navigation et l'univers marin.
Alors que la vie à bord poursuivait son cours avec son nouvel équipage, une partie de l'équipe Antinea, restée à terre, travaillait à l'avancée des projets. Ces derniers consistaient à la mise au point de protocoles de transects vidéos géo-référencés et au test du logiciel de modélisation 3D Oceanid. Sur ce dernier aspect nous avons été aidé par l'équipe de Virtual Dive.
Des scientifiques locaux et les cameramen sous-marins ont plongé sur le site de Port Cros afin de comparer les résultats des observations sous-marines faites par les premiers avec les analyses des images vidéos faites par les seconds.
Nous avons également passé beaucoup de temps avec les gestionnaires de l'aire marine protégée de Port Cros afin de comprendre comment le tourisme, la pêche et la protection de l'environnement pouvaient cohabiter.
Toute l'équipe d'Antinea a été impressionnée par la richesse des fonds marins; ce qui n'a fait que nous conforter dans l'idée que les aires marines protégées étaient la solution adéquate à la protection des océans.
Dans le cadre de la projection du film « Home », produit par Luc Besson notre parrain, Yann Arthus Bertrand nous a fait l'honneur d'une visite à bord. Une projection de ce documentaire a eu lieu sur la plage du Lavandou, non loin de Port Cros, et a réuni plus de vingt mille personnes.
Mission Requin Peau bleu au Cap d'Agde
24 juillet 2009C'est au Cap d'Agde que notre collaboration avec le National Geographic a véritablement débuté. En effet, Greg Marshall, le créateur de la «caméra crittercam», nous a rejoint à bord de Fleur de Passion afin de la poser sur un requin à peau bleue.
Le « Thon Club d'Agde », après nous avoir réservé un accueil chaleureux, nous est venu en aide lors de notre tentative de capture du spécimen requis.
Encore une fois, la météo ne fut point clémente et nous dûmes rester à quai durant 2 jours. Quand des conditions plus favorables apparurent enfin, un autre problème intervint: aucun requin! Cela démontre l'urgence d'agir. En effet, les requins font désormais partie des espèces menacés. Chaque année, 100 millions d'individus disparaissent; en cause, la pêche accidentelle et la forte demande d'ailerons.
Voir les videos de la mission
Tortue marine : Récupération de la caméra de National Geogra
21 juillet 2009Une tortue blessée par des filets de pêche, voilà la raison de notre présence en ce lieu.
Cet animal a été soigné par l'association « Cestmed » au Seaquarium. Une fois sa convalescence terminée, il était temps de la relâcher dans son habitat naturel.
Nous avons profité de cette occasion pour l'équiper d'une caméra crittercam. Voir la vidéo "Pose de la caméra"
Notre objectif était de comprendre comment et dans quelle mesure la tortue se réadapterait à son environnement.
Greg Marshall, sur la photo, essaie de localiser la caméra crittercam a l'aide d'une antenne radio, afin que nous puissions aller la repêcher avec le zodiac.
Voir la vidéo "Récupération de la caméra"
Cette mission fut couronnée de succès. En effet, la caméra s'est détachée normalement et nous avons pu la récupérer afin de se servir des images.
Voir la vidéo "Premières images de la Crittercam"
Programme REPCET
16 juillet 2009Le programme REPCET, voilà ce qui nous a occupé pendant 10 jours à Marseille. Cet outil a pour objectif d'anticiper les collisions entre le navires et les cétacés. Au programme de cette mission, le paramétrage de cet appareil en collaboration avec Pascal Mayol, président de l'association « Souffleur d'Ecumes » et « Chrysar ».
Les conditions météorologiques ne nous furent, malheureusement, pas favorables et il nous fut impossible de procéder à tous les réglages nécessaires en raison de la force du vent. Ce dernier ne nous accorda qu'un court répit qui nous permis tout de même de croiser la route d'une baleine. Ce séjour restera donc, malgré les caprices de la nature, un souvenir inoubliable.
Pascal Mayol, le scientifique à la tête de REPCET dresse le bilan de la première partie de la mission à bord. Au delà de l'aspect scientifique, c'était une véritable aventure humaine. Voir la vidéo interview de Pascal Mayol
Cette mission fut réitérée à la fin du mois d'août alors que nous nous trouvions en Corse dans le sanctuaire Pelagos. Cette fois l'expérience se révéla beaucoup plus probante.
Nous avons également profité de cette escale marseillaise pour inaugurer Fleur de Passion enfin parées de ses nouvelles voiles.
L'équipe de North Sails, qui nous soutient en ayant dessiné et réalisé les voiles de Fleur de Passion, rejoint le bateau pour les tester pour la première fois en mer. Ben Schagen, le directeur de North Sails Suisse partage ses premières impressions.
Interview de Ben Schagen, North Sails
Visite de l'équipe de l'AMP Penisola del Sinis
09 juillet 2009Le site « Penisola del Sinis », Sardaigne, est la première étape de notre périple dans les aires marines protégées. Après une courte visite, nous nous sommes mis au travail; les scientifiques locaux nous ont exposés les protocoles de recherche mis en place à ce jour. L'un deux, Matteo, ornithologue, est littéralement tombé amoureux de notre navire, Fleur de Passion. Malgré son envie, il lui était impossible de nous rejoindre. Néanmoins, nos routes se recroiseront très bientôt. En effet, une collaboration sur le sujet des oiseaux marins et en cours.
Voir la vidéo
Tunisie-Sardaigne : rencontre avec le Rainbow Warrior
08 juillet 2009En route pour la Sardaigne, le navire de Green Peace, Rainbow Warrior, croise notre route. Sa mission, veiller à ce que les pêcheurs de thons respectent leurs quotas.
La traversée se poursuit très calmement en raison du vent faible et nous arrivons à destination après 5 jours de navigation.
Voir la vidéo de rencontre avec le Rainbow Warrior
Départ
04 juillet 2009Fleur de Passion est sur le point d'appareiller et pourtant une grande agitation règne à bord jusqu'au dernier instant! Les travaux ne seront achevés que quelques minutes avant le départ. Enfin nous quittons la Tunisie pour le début de cette grande expédition qui durera 10 années et nous emmènera sur toutes les mers du monde.
Vidéo "A quelques heures du départ !"
Tunisie : le Golfe de Gabès
03 juillet 2009Notre première mission s'est déroulée en Tunisie peu avant le départ de Fleur de Passion; plus précisément dans le Golfe de Gabès.
Voir la vidéo "Spécificités du Golfe de Gabès"
Les deux problématiques sur lesquelles nous nous sommes concentrés étaient la pollution de la baie de Gabès ainsi que la surpêche.
La baie de Gabès a subi une pollution due au rejet des mines de potassium locales. Un grand nettoyage est en cours dans le but de prélever le sable pollué. Cette opération,qui coutera plus de 65 milliards d'euros a été financée par un fond monétaire international. A terme, cela devrait permettre aux habitants de ce lieu de retrouver une baie propre et saine.
La surpêche a réduit considérablement la quantité de poissons. Une visite au marché aux poissons de la médina suffit à confirmer ce constat effrayant. De nombreuses espèces comme le requin, le thon rouge et le mérou sont aujourd'hui en danger.
Voir la vidéo-témoignage d'Albert Falco
De plus, les nombreux chalutiers présents dans cette zone détruisent les fonds marins. En cause, leurs techniques de pêche brutale et irresponsable.
Afin de pallier à ce problème, le gouvernement tunisien encourage désormais les pêcheurs à revenir à des techniques plus traditionnelles ayant un impact moindre sur l'environnement.
Malgré les efforts déployés de toutes parts, un conflit subsiste. En effet, deux univers se rencontrent sans se comprendre; l'un très moderne et d'une rentabilité terrifiante et l'autre d'ampleur plus modeste.Voir la vidéo
