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Journal de Bord

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Un été dans les vagues  de la Méditerranée
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Un été dans les vagues de la Méditerranée

Date : 04 juillet 2011
Auteur : Daniel Krupka - Photo : Rémy Krupka

C'est à partir de Catane en Sicile que Fleur de passion va poursuivre son périple en Méditerranée.

Il emmènera pendant tout l'été, et chaque semaine, une douzaine de jeunes à découvrir la mer, la vie en mer, et contribuer à faire d'eux des défenseurs et des ambassadeurs des océans.

On défend ce que l'on aime, on aime ce que l'on comprend et que l'on expérimente. C'est ce type de transformation qui va être l'objectif de l'expédition Changing Oceans dans les semaines et mois à venir.

La vie en mer, dans le vent, sous le soleil, va être l'occasion de partager une expérience passionnante de vie commune et d'acquisition de connaissances, et ainsi intégrer des membres d'équipage supplémentaires ralliés à la protection et à la conservation des espaces marins .

Bon vent à tous !

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La Méditerranée:  une mer morte en devenir
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La Méditerranée: une mer morte en devenir

Date : 03 juillet 2011
Auteur : Daniel Krupka - Photo : Daniel Krupka

A l'heure où Fleur de passion croise le long des côtes de la Méditerranée, un rapport de l'OPECST (Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques) passe en revue tous les types de pollution, et interpelle les usagers sur les dégâts que provoquent sur l'environnement les plastiques, sacs, bouteilles, filtres de cigarettes et autres menus objets rejetés par inadvertance ou négligence à l'eau, dans une mer fermée comme la Méditerranée qui met un siècle à se renouveler.

Le rapport de 300 pages intitulé "Pollution en Méditerranée : état actuel, et perspectives à l'horizon 2030, fruit de quelques deux cents auditions de scientifiques français et étrangers", conclut à "la nécessité de mobiliser la communauté internationale, sinon nous aurons franchi le point de non-retour."

Consultez ici les détails de ce rapport.

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Retour  vers le futur
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Retour vers le futur

Date : 22 juin 2011
Auteur : Daniel Krupka - Photo : Sabina Foeth

Fleur de Passion a entammé sa remontée vers la Méditerrannée repassant par le Canal de Suez à la suite d'énormes bateaux de frêt maritime.

Le couloir où transitent tant de marchandises, est un instantané de notre consommation effrénée.

Le convoyage Hurghada-Canal de Suez -rête est l'occasion de préparer et d'aménager le bateau: plus de bouteilles de plongée sur le pont, ni d'équipement, plus de vieux barbus ou de vidéastes-plongeurs quipés, place aux jeunes ! En effet la prochaine mission sera socio-éducative et se déroulera en Méditerranée, non sans un passage en Crète avant de se diriger dans les eaux de la Sicile, où Fleur de passion effectuera un break de maintenance technique.

Le retour vers la future mission s'effectue avec de nouveaux passagers à bord, éco-volontaires et soutiens de l'expédition à terre ou en chantier, qui profiteront du vent et des premières températures de l'été.

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Pollution aux hydrocarbures
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Pollution aux hydrocarbures

Date : 21 juin 2011
Auteur : Daniel Krupka - Anne-Kristell Jouan - Photo : HEPCA

Les deux principales causes de pollution observée au large des côtes égyptiennes sont le tourisme de masse et les déversements d'hydrocarbures.
Tout le monde se souvient de l'explosion de la plate-forme pétrolière Deep Water Horizon dans le golfe du Mexique, mais les pollutions par le pétrole ne se limitent pas à des accidents aussi spectaculaires.

En mai 2010, une fuite de pétrole, due à l'une des plateformes pétrolières de la Mer rouge, a souillé les côtes d'Hurghada.
Même si le gouvernement égyptien affirmait avoir contenu les pertes d'hydrocarbures, des militants écologistes locaux ont retrouvé des tortues et des oiseaux recouverts de mazout.
Au bout de quelques jours, la compagnie pétrolière Geisum a finalement pu colmater son puits, et s'est engagée à prendre financièrement à sa charge les dégâts occasionnés.
Ce n'est pas le seul incident enregistré au niveau des installations pétrolières vieillissantes off-shore ou nearshore, qui ont de plus en plus de mal à garantir une sécurité suffisante pour éviter des dégâts plus considérables.
Un membre de Hurghada Environmental Protection and Conservation Agency (HEPCA) a déclaré qu'une grande partie de la population des dauphins a migré plus au sud suite à ces fuites répétées de pétrole.
Les incidents, toujours minimisés, font néanmoins partie du spectre des menaces qui pèsent sur la Mer rouge, mer presque fermée qui souffre encore plus qu'ailleurs des pollutions industrielles de ce type.

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Fin de mission en Mer Rouge
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Fin de mission en Mer Rouge

Date : 16 juin 2011
Auteur : Daniel Krupka - Photo : Sabina Foeth

Fleur de Passion a terminé son périple dans le Sud de l'Egypte.

Après les rangements de matériels plongée photo ou vidéo, les compte rendus établis, le bateau est préparé pour son retour vers les eaux de la Méditerranée après une relâche à Hurghada sur son chemin depuis le Sud de l'Egypte.

Beaucoup de souvenirs, beaucoup d'objectifs réalisés, de découvertes passionnantes et de moments inoubliables et forts : dauphins au petit matin près du bateau pour Pietro, requin tout proche en snorkelling pour Sophie, rencontre pour tous de personalités fortes et attachantes... Bref, si le temps des bilans n'est pas encore là, chacun va repartir avec la tête remplie des couleurs, des sensations d'une aventure humaine unique.

Il est temps maintenant de reprendre le chemin du retour en reprenant le Canal de Suez en direction de la Crète pour la fin de ce mois, avant de rallier la Sicile en Juillet.

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Ne jetez plus l'ancre à la mer !
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Ne jetez plus l'ancre à la mer !

Date : 16 juin 2011
Auteur : Daniel Krupka - Anne-Kristell Jouan - Photo : HEPCA

Les ancres des bateaux créent des dommages très importants sur les récifs coralliens, notamment dans les zones touristiques denses. C'est le cas en Egypte ou de nombreux sites sont fréquentés par des dizaines de bateaux chaque jour.
Il est pourtant possible d'utiliser d'autres types d'amarrage pour limiter les destructions de récifs.

Depuis les années 90, HEPCA, l'association pour la protection et la conservation environnementale d'Hurghada, a ainsi mis en place une initiative ingénieuse et simple qui mériterait d'être reprise sur l'ensemble des sites de plongée dans le monde. Il s'agit tout simplement d'une bouée, ou corps mort, composée de 3 éléments : une structure fixe sur le fond marin adaptée à la nature même du sol : sableux ou rocheux, une bouée flottante équipée en surface, et un élément mobile de connexion entre les deux.
HEPCA a pu fournir et installer cette solution dans plus de 1200 sites de plongée, empêchant ainsi une dégradation rapide du récif corallien. Souhaitons que l'expérience d'Hurghada en la matière puisse contribuer à protéger et à inspirer de nombreux autres sites dans le monde qui font face au même type de problème.

Pour en savoir plus, cliquez ici

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Requiem pour les requins de la mer Rouge
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Requiem pour les requins de la mer Rouge

Date : 09 juin 2011
Auteur : Daniel Krupka - Anne-Kristell Jouan - Photo : Daniel Krupka

Selon de nombreux spécialistes, le prédateur emblématique de la Mer rouge est menacé par la surpêche, et avec lui, tout le réseau trophique. Il n'est pas rare de trouver sur les marchés aux poissons des grandes villes de la Mer Rouge des dizaines de bébés requins alignés en rangs serrés sur les étals. Ils se vendent à environ 2 euros le kg. On trouve beaucoup de petits spécimens, peu de grande taille, ces derniers devenant rares... On les trouve surtout sur les pages des journaux locaux ou les pages Internet avec des histoires de pêcheurs ou de touristes attaqués par ces "méchants" prédateurs qui sillonnent la mer Rouge de long en large. Ce poisson n"a pas vraiment la faveur des hommes. Délit de "sale gueule", chair peu appréciée, il n'est aimé que des plongeurs qui voient en lui une rencontre d'exception avec un seigneur de la mer.
Ce sont plutôt ses qualités (pas du tout avérées et totalement infondées) de stimulation physique et sexuelle qui sont recherchées. En particulier par les asiatiques du Sud-Est, qui le consomment avidement. Une tradition pousse ces derniers à servir les ailerons des requins en soupe lors des repas de mariages. Considéré auparavant comme mets de luxe, l'augmentation des revenus moyens de la population rend les ailerons de plus en plus accessibles. Ce qui explique que l'on pêche dans le monde plus de 100 millions de requins par an. Plusieurs dizaines d'espèces de requins existent en mer Rouge. L'avidité des pêcheurs et la surpêche qui en résulte ont des conséquences considérables pour la faune marine, le requin étant un élément essentiel de la chaine alimentaire. Se situant en haut de cette dernière, sa disparition menacerait gravement l'équilibre de l'ensemble.
Le requin est d'autant plus menacé qu'il atteint la maturité sexuelle tardivement. Il y a encore quarante ans, il n'avait aucun ennemi et était pêché par accident. Aujourd'hui, il est ciblé spécifiquement par les bateaux de pêche qui croisent en toute impunité. La longueur des côtes et le manque de moyens matériels sont autant de raisons pour un contrôle peu efficace. Mais l'absence de volonté et de politique de conservation étendue, et non réduite aux seules zones de tourisme, expliquent la brutale chute des effectifs de requins.
Présents depuis 400 millions d'année sur terre, ils méritent toute notre attention.

Pour agir et en savoir plus, cliquez ici

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Requins  : La psychose en Egypte !
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Requins : La psychose en Egypte !

Date : 03 juin 2011
Auteur : Daniel Krupka - Anne-Kristell Jouan - Photo : Marie-Emilie Guélé

Sur les plages égyptiennes une histoire se raconte sur tous les transats, celle d'une touriste russe tuée par un requin dans les eaux de Sharm El Cheikh. Cet accident est survenu après deux premières attaques la semaine précédente. Le " monstre " sanguinaire, digne représentant des " dents de la mer ", alimente l'imaginaire collectif. Pourtant, cet accident fait partie d'une très faible moyenne mondiale de 5 attaques mortelles par les requins.
Tous les plongeurs vous le diront : le requin est curieux et n'est pas agressif en premier lieu. Les attaques ont très souvent des explications concrètes : entrée impromptue dans l'espace de l'animal, baignade de nuit, harcèlement en groupe (par les snorkeleurs) , dérangement: photo au flash les rendant agressifs, tentative d'approche ou de toucher, feeding intempestif. Les requins s'approchent également des côtes par absence de nourriture (surpêche) ou attirance vers les rejets de détritus dans le milieu (charognes, rejets des bateaux).
Le feeding, consiste à nourrir les requins. Cette pratique, qui modifie leur comportement, est malheureusement toujours exercée par des professionnels du tourisme afin de garantir le " frisson " de la rencontre pour satisfaire les touristes plongeurs ou snorkelleurs.
C'est d'ailleurs l'explication la plus probable des événements de Sharm El Cheikh. " Les requins avaient été habitués à être nourris par une personne qui a ensuite cessé de le faire, ce qui les a poussés à chercher d'autres proies. " a indiqué un membre d'un organisme officiel pour la conservation du Sud-Sinaï. L'Egypte ne fait pas exception au phénomène de la surpêche qui tend à affamer les requins par une diminution drastique des proies naturelles. Une information établie par des experts égyptiens et rendue publique précise qu'un déversement illégal de charognes près des côtes par des bateaux pourrait aussi expliquer les attaques.
Les requins ne sont pas les prédateurs que l'on croit : ils s'attaquent le plus souvent aux poissons les plus faibles, rendant les populations de poisson plus fortes, et sont plutôt des fossoyeurs que des meurtriers en série. Importants dans la chaine alimentaire, ils sont les garants de l'équilibre de celle-ci, évitant les proliférations d'espèces qui elles-mêmes déséquilibrent le milieu sous-marin.
Rappelons que l'homme tue, chaque année, plus de 100 millions de requins !
Qui est le prédateur?

A ce rythme là, dans moins de vingt ans, il y aura extinction des espèces de requins les plus ciblés. De nombreuses associations oeuvrent pour sa protection, rejoignez-les. Consultez aussi ici « les gestes de l'éco-plongeur»

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La plongée en Egypte: protection ou menace?
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La plongée en Egypte: protection ou menace?

Date : 31 mai 2011
Auteur : Daniel Krupka - Anne-Kristell Jouan - Photo : Daniel Krupka

Destination phare pour tout plongeur européen, la Mer Rouge est bon marché et se trouve à seulement quelques heures de la plupart des aéroports d'Europe. Tout ça pour une grande qualité des fonds sous-marins. Attirant de nombreux touristes chaque année, la plongée est à la fois une chance et une menace pour la biodiversité locale.
Une chance car dans un souci de profit économique, les fonds marins doivent être préservés pour assurer un retour des plongeurs satisfaits de leur séjour. Mais la multiplication des structures oeuvrant pour le tourisme de masse, irrespectueuses de l'environnement constitue une menace tout aussi forte.
Les solutions comprennent nécessairement des règles d'urbanisme, de gestion des effluves et des déchets, de limitation des flottilles de tourisme, de fréquentation des sites. La vision des enjeux économiques à court et à long terme, la mise en place d'un tourisme contrôlé, et la volonté de préservation sont les paramètres essentiels à la survie des fonds marins de la Mer rouge. Pour les touristes allant en Mer Rouge, la surfréquentation des sites par de nombreuses palanquées de plongeurs, leur impose des règles de précaution au cours des plongées.

Pour un comportement exemplaire, consulter ici " les gestes du plongeur responsable. "

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Un quart de nuit, trois quart de magie
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Un quart de nuit, trois quart de magie

Date : 31 mai 2011
Auteur : Anne-Kristell Jouan - Photo : Sabina Foeth

Cerné entre cinq belles patates de corail, Fleur de Passion est au mouillage sur le récif de Bassala, toujours au sud de l'Egypte. Un bon vent établi à une vingtaine de noeuds rend le quart de cette nuit plus qu'important. Cette nuit, il faudra garder un oeil sur la direction du vent et la solidité des amarres. Pour le moment il est 20h et autour d'un rotî-purée, les quarts de nuit s'organisent. Chaque équipe de quart à sa méthode, certains tirent à la courte-paille pendant que d'autres se dévouent pour les heures les plus difficiles. Il y a en effet des quarts que personne ne s'arrache, comme le 0h-3h. Se coucher, se faire réveiller et se recoucher...pas terrible. Pourtant, ces heures sont les seules qui offrent un peu de tranquillité et la possibilité de se sentir seul sur le bateau. Cette nuit l'humidité ne s'est pas emparée du pont et le quart se fait avec plaisir à l'extérieur. Quelques bruits s'accordent avec le roulis qui fait danser le bateau : celui de l'eau qui s'engouffre sous la coque, du pavillon qui claque au contact du vent ou encore des vagues qui se brisent contre le récif. Loin de toute pollution lumineuse le ciel de ce soir est féérique. La voie lactée transperce la nuit et des dizaines de milliers d'étoiles s'offrent à nous. A la surface de l'eau, des petits points lumineux apparaissent et disparaissent frénétiquement. Le reflet des étoiles ? Les yeux des poissons tournant autour du bateau ? Rien de tout cela, ces lumières sont émises par des noctiluques, des zooplanctons bioluminescents. C'est tellement fascinant qu'il est impossible d'aller se recoucher en cabine.
Ce soir le 0h-3h est magique et la fin de la nuit se terminera sur le pont, la tête dans les étoiles.

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Modélisation 3D
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Modélisation 3D

Date : 26 mai 2011
Auteur : Ronald Menzel - Photo : Jeff Goddman

Une équipe de spécialistes de la modélisation 3D est à bord de Fleur de Passion pour développer divers modèles 3D intereactifs basés sur les sites de plongée réels de la Mer Rouge. Les internautes pourront alors explorer virtuellement la Mer Rouge comme s'ils étaient eux-mêmes des plongeurs.
Le projet est réalisé dans le cadre d'un programme de recherche européen dont l'objectif est de digitaliser les fonds marins en images 3D, et de pouvoir travailler des environnments animés virtuels et interactifs, qui associent des jeux vidéo sous-marins et des contenus audio-visuels disponibles. L'objectif est de diffuser en ligne afin de valoriser et de promouvoir ce qui se trouve sous la surface des eaux.

Le project OCEAN 3D/5D est issu d'une collaboration entre the Changing Ocean Expedition et la société de production de films PINKAU Entertainment basée en Allemagne. Le projet 3D/5D consistera à créer un film sous marin avec des prises stéréoscopiques en 3 dimensions à l'aide des plus récentes technologies (full digital 3D). Nous souhaitons captiver le public avec des scènes sous-marines exceptionnelles de la Mer rouge, du golfe d'Aqaba, des parcs nationaux égyptiens, ou encore des nuées de thon rouges de l'ile de Malte.
Grâce à cette technique 3D, on a l'impression de plonger litttéralement dans l'océan et de vivre la beauté indescriptible et magique du monde sous-marin. Devenant un équipage virtuel de l'expédition, le public pourra faire l'expérience du travail et de la vie à bord, et ressentira l'excitation de faire de la voile dans les tempêtes, de voir des dauphins à la proue du bateau, ou de préparer le matériel pour des plongées surprenantes. Pour ceux qui seront connectés à Internet, mais qui n'ont sans doute jamais plongé, la plongée virtuelle offre une occasion unique de plongée réelle, disponible immédiatement, sans coût, et en toute sécurité.
Pour la première fois dans l'histoire, les technologies numériques ouvrent le monde sous-marin au grand public . Pour les plongeurs, la plongée virtuelle leur permettra de découvrir les sites de plongée depuis chez eux avant de les découvrir en vacances et leur permettra de se remémorer leur propre expérience . Enfin, une fois réalisé, le système facilitera la surveillance et le suivi des écosystèmes marins ainsi que leur biodiversité, qui est l'un des soucis écologiques majeurs de la Mer Rouge.

PINKAU entertainment est une société de production de films indépendante basée dans le Nord de l'Allemagne qui est spécialisée en production de film stéréoscopique en 3D. Elle fut créée en 1990 par Thomas PINKAU afin d'offrir des films de très haute qualité. La société a 20 ans d'expérience, et a travaillé sur plus de 5000 projets au niveau mondial dans l'industrie cinématographique et des loisirs. Elle a développé dans les années 90 des nouveaux équipements high-tech qui furent utilisés dans la numérisation de plusieurs films en 3D ainsi que pour des productions de réalité virtuelle. PINKAU produit des images stéréoscopiques complexes sur terre, sous l'eau, et dans les airs. La post-production des films 3D est réalisée avec des outils de dernière génération (qui furent notamment utilisés pour des productions comme : Avatar 3D, U23D, Street Dance 3D)

Traduction : Daniel Krupka

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Saint John's en trois dimensions
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Saint John's en trois dimensions

Date : 26 mai 2011
Auteur : Anne-Kristell Jouan - Photo : Sabina Foeth

Après Malte et Ras-Mohamed (Sinaï), Holger Tauer a franchi de nouveau la passerelle qui relie le quai au bateau. Une fois l'encombrant et lourd matériel à bord il ne perd pas une minute. Assis en tailleur sur le pont, il assemble les différentes pièces de son caisson sous-marin, démonté pour la ballade aérienne. " Fait maison ", il pèse une vingtaine de kilos et abrite, pour tourner, deux appareils photos (Canon 5D). A sa connaissance, il est le seul à pratiquer la vidéo sous-marine en 3D avec ce type d"appareil " mais il doit y en avoir d'autres " temporise t-il. S'il a fait ce choix, c'est parce que " les objectifs sont d'une incroyable qualité et que la sensibilité est meilleure par rapport à des caméras classiques". De belles images en récompense d'un dur travail. La préparation du matériel lui prend une bonne demi-heure et sa mise à l'eau nécessite une assistance rapprochée. "Pour compenser la flottabilité du caisson, je suis obligé de le lester d'une vingtaine de kilos. J'ai alors besoin qu'on me le passe une fois dans l'eau et qu'on le récupère une fois à la surface". Sous l'eau, "j'aurai presque besoin d'une troisième main pour gérer mon inflateur, faire passer mes oreilles et vider mon masque de temps à autres". Holger a maintenant l'habitude et il se déplace le long du récif de Saint John's avec aisance. Les images extraites de sa carte mémoire seront les pièces maîtresses d'un film de 18 minutes présenté dans un premier temps dans les cinémas allemands puis européens.

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La surpêche en Mer rouge
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La surpêche en Mer rouge

Date : 19 mai 2011
Auteur : Daniel Krupka - Photo : HEPCA

En mer rouge, dans les années 80, on pêchait encore à la dynamite. La pêche des requins est aujourd'hui interdite en Egypte, mais les moyens de contrôle ne permettent en rien de garantir que cette pratique a disparu, d'autant que la tentation est grande de commercer avec les voisins de l'autre rive qui eux, continuent cette pêche lucrative. La vie en Mer rouge s'ordonne essentiellement autour des récifs coralliens. Pour le reste, c'est le désert. Et les pêcheurs traditionnels y pêchent peu. Autour des récifs, leur technique consiste à rabattre le poisson en tapant avec des massues sur le corail affleurant à la surface de l'eau. Ils récoltent tout ce qu'ils trouvent sans faire de tri, y compris par exemple des poissons anges qui serviront d'appâts pour les poulpes plus recherchés.

Le vrai problème commence quand l'ensemble des touristes souhaite consommer du poisson. Pour les nourrir, tout est bon : du mérou au napoléon, en passant par le poisson-perroquet qui a fortement disparu. (L'expérience des plongeurs présents à bord le confirme). Autre plaie : sous l'influence de la Chine, le commerce des concombres de mer a fleuri, ce qui déstabilise l'écosystème. Et enfin la dernière technique employée est tout simplement la pêche aveugle et à outrance pendant les périodes de reproduction, ce qui condamne à terme les espèces qui n'auront pu se reproduire.

Quelles solutions alors ? Localement, il s'agit de réglementer et de sanctionner plus fortement, voire de convertir les pêcheurs en guide.

Pour le visiteur ou le vacancier, c'est aussi s'interroger sur la légitimité de son besoin de poisson, de se tourner vers une nourriture différente afin de ne pas alimenter une demande déjà bien trop importante en face de ce que les récifs peuvent offrir aux millions de touristes qui viennent chaque année en Mer rouge.

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Mission scientifique accomplie
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Mission scientifique accomplie

Date : 15 mai 2011
Auteur : Anne-Kristell Jouan - Photo : Anne-Kristell Jouan

Depuis bientôt dix ans, Ben Halpern et son équipe se sont engagés dans la réalisation d'une carte mondiale mettant en relief l'impact humain sur les océans. Afin de valider leurs prédictions, ils embarquent pour la deuxième fois sur Fleur de Passion. Après la côte nord du Maroc, ils s'attaquent aux récifs coralliens de la Mer Rouge. D'Hurghada au sud de l'Egypte, ils ont pu couvrir seize sites en deux semaines. Cette équipe de cinq plongeurs s'est attachée à relever l'abondance de la faune sous-marine (poissons et invertébrés) et à étudier les formes coralliennes. Selon leurs prédictions initiales, ils s'attendaient à trouver des récifs dégradés au nord et quasiment intacts au sud, du fait de la pression exercée par le tourisme et la pêche (Pour en savoir plus). Mais à l'issue de la mission, Ben relève quelques surprises : "contrairement à ce que nous avions imaginé, nous n'avons pas trouvé de site intact, préservé de tout impact humain. Les récifs coralliens sont toutefois globalement en meilleur état dans le sud de l'Egypte et il existe heureusement quelques sites corrects au nord". Pour protéger la Mer Rouge et satisfaire tout le monde, "il faudrait mettre en place des aires marines protégées : réserver certains sites aux plongeurs, d'autres aux pêcheurs et interdire l'accès à quelques récifs coralliens pour leur donner le temps de se reconstruire" propose Ben. Grâce à la carte de l'impact humain en Mer Rouge, il espère que le futur gouvernement et les institutions locales mettent en place une meilleure gestion des ressources. Ben quitte le bateau, des données et de l'espoir plein le sac. "Les océans ont une capacité de régénérescence insoupçonnée, nous permettant d'espérer de grandes améliorations. Il ne faut pas être défaitiste, il y a toujours des solutions. Nous sommes tous responsables par nos gestes et décisions quotidiennes. C'est à chacun de faire des efforts pour préserver l'océan".

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Le glas sonne pour les derniers dugongs
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Le glas sonne pour les derniers dugongs

Date : 12 mai 2011
Auteur : Daniel Krupka - Photo : HEPCA

Quand on est en Mer rouge, on parle essentiellement des requins et des dauphins. On oublie le dugong, animal devenu discret avec ses 17 spécimens recensés en 2002 entre Hurghada et El Shalatin (à 200 km de la frontière soudanaise). L'animal, on l'a compris, est en déclin rapide.
Le placide dugong, n'a aucune défense si ce n'est sa taille de l'ordre de 2,50m-3m pour un poids de 500kg. Herbivore, Il broute les plantes marines des fonds sableux peu profonds, d'où son surnom de vache marine. C'est ainsi un animal très sensible à la disparition des herbiers, dûe aux dragages ou à l'urbanisation du littoral. Il est aussi victime des dangers que représentent les filets de pêche et les hélices de bateaux.
L'habitat naturel des dugongs est aussi dégradé par la pollution générée lors de la construction des complexes touristiques et durant leur exploitation (rejet des eaux usées, de déchets, etc). Le développement touristique programmé ne va pas malheureusement dans la bonne direction. Protéger le milieu ne pèse d'aucun poids face à l'obligation des promoteurs de construire sous peine de perdre le terrain qui leur a été accordé. Pourtant, sur le long terme, qui fréquentera des hôtels au bord d'une étendue d'eau vide de toute vie ?

Pour changer le cap pris par les autorités, 2 ONGs s'investissent : HEPCA et TENDUA. Elles ont mis en place une collecte de données permettant l'identification des animaux et leurs lieux de fréquentation. En parallèle, elles oeuvrent pour une prise de conscience individuelle et l'adoption d'un comportement de protection global menant à la création ou à l'extension d'aires marines protégées.
Quant aux arguments économiques, HEPCA a estimé le revenu généré par la présence d'un dugong à Marsa Abu Dabbab : 18000$ pour 2007. La disparition du dugong des côtes égyptiennes n'enrichira personne. Ce chiffre sera-t-il suffisant pour obtenir la tranquillité des dugongs, la création ou l'extension des aires marines protégées autour de ses lieux d'habitat ?
L'avenir des dugongs de la Mer Rouge dépend de nous, de nos choix et de notre volonté de rendre à la nature des espaces de régénération, des espaces de vie .

Pour en savoir plus, visitez les sites TENDUA et HEPCA et aussi notre fiche DUGONG

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Changement d'équipage, chamboulement des repères
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Changement d'équipage, chamboulement des repères

Date : 10 mai 2011
Auteur : Anne-Kristell Jouan - Photo : Anne-Kristell Jouan

Une nouvelle rotation anime Fleur de Passion. En l'espace d'une après-midi les cabines se remplissent de nouvelles têtes, ou d'anciens qui reviennent. Ainsi, Vincent prendra bientôt le commandement du navire et Yffig la place de bosco. Une petite sieste après le voyage et au boulot ! Un coup de klaxon retentit sur le quai, l'heure de l'avitaillement a sonné. Une chaîne s'organise sur le pont et les vivres passent de mains en mains tout droit dans la cambuse. Au fond, debout sur le banc du bosco Marie organise le rangement "On va ranger les biscuits ici, le lait par là et cette place est réservée aux légumes". L'accomplissement d'un long et fastidieux travail : écriture des menus, recensement des vivres, estimation rigoureuse des manques et rédaction de la liste qui fera plusieurs tours de la ville pour voir toutes ses lignes rayées. Le lendemain, les plongeurs partent de leur côté en mission vers le sud et l'équipage met les voiles en direction d'Abu Rimâthi, une petite île à quelques encablures. Ce sera l'occasion pour tout le monde de reprendre ses repères et de se connaître avant de continuer la mission avec les plongeurs. En effet, dans quelques jours, le bateau accueillera 18 personnes et la circulation dans le carré deviendra difficile. En attendant, Mahmood prend les commandes de la cuisine et nous prépare la "shourba samak", ou soupe de poisson, tout en apprenant l'égyptien à Julien et Yann. "Whahed, etnine, talata, arbaa...", un, deux, trois, quatre...ça fera une occupation pendant les quarts !

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Urbanisme & tourisme : les bons choix ?
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Urbanisme & tourisme : les bons choix ?

Date : 09 mai 2011
Auteur : Daniel Krupka - Anne-Kristell Jouan - Photo : HEPCA

L'Organisation des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) indique que la principale menace pour l'écosystème de la Mer Rouge était liée à l'intensification du tourisme. Sur place, on constate sans exagération que le pays est un vaste chantier presque exclusivement tourné vers l'industrie touristique.
L'Egypte suit les traces bétonnées de la Costa Brava espagnole ou des côtes de la Provence française. Après l'urbanisation ratée de Sharm El Sheick et Hurghada, le pays continue dans sa lancée et s'attaque au sud.
A la construction d'hôtels anarchique s'ajoute celle de plages artificielles, d'usines de dessalement, de production d'électricité et de traitement des eaux usées. L'impact sur la mer est considérable en dépit des efforts reconnus en matière d'écologie. On remarquera les installations d'éoliennes ou l'appel à économie d'eau dans les hôtels.

HEPCA, association locale de protection de l'environnement, mène une campagne active pour un développement global et harmonieux encourageant la construction centralisée des hôtels en arrière de la côte. De nombreuses difficultés sont rencontrées. Si la région du Sud reste encore idyllique pour beaucoup, nombreux sont ceux qui se disent déçus de leur voyage en raison de la dégradation rapide de l'environnement. Seule la conscience de la fragilité des écosystèmes présents peut garantir des mesures environnementales de protection d'un des plus beaux espaces marins et sous-marins du monde.

Que faire à notre niveau ? Il existe des tentatives d'éco-tourisme qu'il est nécessaire de promouvoir. Ainsi certains hébergements en tentes et en quantité limitée permettent aux visiteurs un vrai dépaysement tout en préservant au mieux les ressources locales. A nous de les choisir.

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Féérie d'une plongée nocturne
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Féérie d'une plongée nocturne

Date : 04 mai 2011
Auteur : Anne-Kristell Jouan - Photo : Anne-Kristell Jouan

Plongés profondément dans le noir, nous sommes au mouillage près du récif de Satayea, au sud de l'Egypte. Ici, le tourisme n'a pas encore rongé le littoral et aucune lumière urbaine ne nous permet de distinguer la côte. Seuls deux bateaux éclairés nous servent de point de repère. Il est 20 heures et le pont est encombré par le matériel de plongée. Agnès, Jeff, Léo et Mimi se préparent pour une excursion nocturne. Equipés d'un compas et d'éclairages spécifiques, ils se mettent à l'eau pour quelques "aventures" sous-marines. Entre excitation et inquiétude, la plongée nocturne provoque un sentiment d'intrusion dans un monde étranger débordant de mystères. A l'affût d'un éventuel requin pointant le bout de son aileron, Mimi a passé au crible tout le récif "chaque moment est un instant de découverte. Les limites de la lumière flirtent avec celles de l'inconnu".
La nuit, quand les prédateurs sortent se nourrir, les proies usent d'incroyables stratagèmes pour se cacher. Ainsi, "le poisson perroquet s'entoure d'une curieuse bulle de mucus isolant son odeur pour la rendre imperceptible pour ses prédateurs. On peut alors s'en approcher de très près jusqu'à presque le toucher" explique Léo. Au bout d'une heure, une lueur bleu ciel taquine la surface et Agnès sors la tête de l'eau "C'était incroyable, il y avait tellement de particules et de zooplancton qui dansaient dans le faisceau de ma lampe !" Ce soir, la vie nocturne s'est offerte aux plongeurs les plus courageux le temps d'une immersion féérique.

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Des millions de déchets à traiter
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Des millions de déchets à traiter

Date : 02 mai 2011
Auteur : Daniel Krupka - Anne-Kristell Jouan - Photo : HEPCA

Le tourisme représente la troisième source de revenus en Egypte, et un cinquième des hôtels du pays sont situés le long de la côte de la mer Rouge. Sans gestion organisée des déchets, ils s'amassent rapidement le long des côtes avant de gagner la mer, détériorant les écosystèmes côtiers et sous-marins. Non traités ou brûlés, ces déchets polluent l'air ou souillent l'environnement. Si quelques hôtels gèrent leurs déchets, il reste beaucoup à faire dans ce domaine.
Depuis 2009, HEPCA, une association de protection environnementale s'est vu confier la gestion des déchets dans la zone de Marsa Alam : collecte, tri, recyclage et traitement final. Deux cent kilomètres de côtes sont concernées par le ramassage. Les déchets sont ensuite acheminés vers le centre de tri et de recyclage, implanté à Marsa Alam. Le projet inclus une dimension sociale et locale en créant des emplois pour la population et en aidant certaines filières grâce au recyclage. Ainsi, la matière organique est redistribuée aux éleveurs de chèvres qui peinent à les nourrir.
Le système mis en place est unique. C'est la première fois qu'une ONG est responsable de l'ensemble de la chaine de traitement des déchets. Le projet d'Hepca est auto-suffisant financièrement et bénéficie à la fois au budget gouvernemental, au bien-être social et à l'environnement.
Il faut espérer que ce succès soit étendu à d'autres régions. Mais n'oublions pas que la diminution des volumes de déchets reste encore la première des dispositions à prendre pour éviter une pollution visible et préjudiciable à chacun.
Il est urgent d'agir dès maintenant. Il y a des comportements que chacun peut adopter pour mettre en route des changements immédiats.

Pour en savoir plus, cliquez ici

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L'étoile mystérieuse : l'acanthaster
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L'étoile mystérieuse : l'acanthaster

Date : 28 avril 2011
Auteur : Daniel Krupka - Anne-Kristell Jouan - Photo : Daniel Krupka

Tintin en serait bouleversé. La disparition des îlots et des récifs de corail est en partie due à une étoile mystérieuse : l'acanthaster (Acanthaster planci). Aussi appelée "couronne d'épines", car elle est munie de piquants sur tout le corps, c'est une espèce invasive d'étoile de mer de couleur rouge qui peut envahit les récifs pour ce nourrir du précieux corail.
Pas question de la collecter à mains nues : le contact avec ses épines provoque douleurs, nausées et vomissements. Pouvant atteindre 40cm de diamètre, il est impossible de l'éclater, de la découper, ou de l'écraser. Cela favoriserait sa multiplication !
Doté d'un potentiel de destruction colossal, elle escalade les récifs et peut anéantir jusqu'à 6 m² de coraux par an. Ces étoiles ont également modifié leur comportement. Autrefois, elles ne se nourrissaient que la nuit, désormais elles sont diurnes. Leur population a augmenté de manière importante depuis les années 1970 en raison de la surpêche qui a entrainé la disparition de ses prédateurs (crevettes, triton géant et autres poissons coralliens tels que le napoléon ou le baliste).

En 1998, une invasion importante d'acanthasters a dégradé l'ensemble de la partie Nord de la Mer Rouge, depuis Quoseir jusqu'à Sharm. Le site de Careless, au Nord Est d'Hurghada, bien connu des plongeurs, a été presque entièrement dévoré par ces gloutonnes. La récupération est fort heureusement effective aujourd'hui, ce qui en soit ne constitue en rien une performance, car on estime à une quinzaine d'années pour obtenir une récupération totale en cas de prolifération intense et courte.
Pour les scientifiques, "retirer" épisodiquement les acanthasters ne sert à rien : il faut préférer de loin un travail sur le long terme et sur la bonne santé des récifs. En mauvais état, les capacités de récupération des récifs sont rapidement dépassées par les effets conjugués des activités humaines et de la prédation par les acanthasters.

Pour en savoir plus, cliquez ici

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Difficile de trouver un concombre de mer en Mer Rouge
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Difficile de trouver un concombre de mer en Mer Rouge

Date : 21 avril 2011
Auteur : Marie-Emilie Guélé - Photo : HEPCA

Les holothuries, plus communément appelés concombres de mer, ont pratiquement disparu de la Mer Rouge, du fait de la surpêche. Mais quel intérêt peut-on porter à ces gros vers sombres toujours statiques au fond de l'eau et dénués pour la plupart de tout esthétisme, voire disgracieux ?
Eh bien, figurez-vous que le concombre de mer est un mets très apprécié en Chine, Hong Kong et Singapour, de par son goût mais également de part ses propriétés médicinales. Les chinois le dénomment le gingembre des mers, c'est vous dire...

L'Egypte en 1998 est devenue le plus important fournisseur de cette espèce, après que d'autres zones du globe en aient été décimées. Victime de son succès, l'Egypte n'a pas su encadrer correctement cette pêche. Le stock de concombres de mer s'est écroulé en 3 ans seulement, du fait d'un effort de pêche croissant et non contrôlé, d'une demande toujours plus grande, et d'un prix au kilo de plus en plus attractif. Le kilo peut excéder les 370 US dollars.
Après de multiples désaccords et conflits d'intérêt, la pêche aux concombres de mer a finalement été interdite pour permettre au stock de se reconstituer. Selon les études scientifiques, il faudra attendre plus de 50 ans pour voir une éventuelle et incertaine évolution positive de la population.
L'impact de la disparition des concombres de mer sur les coraux reste incertain, mais de par son action de recycleur du sol, il semblerait avoir un rôle primordial dans l'apport de nutriments essentiels à la survie des coraux.

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Un concours, deux heureux
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Un concours, deux heureux

Date : 19 avril 2011
Auteur : Anne-Kristell Jouan - Photo : Yvain Genevay

Dix jours à bord de Fleur de Passion. C'est ce que Joëlle, 22 ans, a gagné en lisant le journal suisse "Le Matin".

Sur 4000 lecteurs qui ont tenté leur chance depuis le mois de décembre, elle n'en revient pas : "J'ai participé par hasard. Puis j'ai cru que j'avais gagné un petit lot, genre un peigne... Mais quand j'ai réalisé, j'ai sauté de joie : j'ai le brevet de plongée, j'ai fait treize ans de natation synchronisée et je rêvais d'aller en Mer Rouge. Cette aventure était faite pour moi !". Joëlle a choisi de venir à bord avec son ami, Alisson. Toutes les deux participent à la vie du bord en tant qu'éco-moussaillons, "J'adore l'idée de vivre sur un bateau, avec une équipe, de travailler..." s'exclame Joëlle.

Aujourd'hui ils ont pu voir des dauphins et dans quelques jours ils regagneront Genève des souvenirs plein les valises. Un autre couple est attendu par le même biais, à l'automne prochain.

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Des récifs artificiels pour protéger le corail ?
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Des récifs artificiels pour protéger le corail ?

Date : 17 avril 2011
Auteur : Daniel Krupka - Photo : Daniel Krupka

Les récifs coralliens sont l'une des formes les plus variées de la vie sur la planète, d'une richesse comparable à celle des forêts tropicales. On le sait, le corail est l'objet de diverses menaces. Pour endiguer la perte des récifs de corail, des tentatives de reconstitution des récifs ont été mises en oeuvre ces dernières années. Ainsi à Eilat, des chercheurs ont cherché à comprendre quels sont les facteurs qui favorisent le développement et la prolifération des récifs coralliens.

L'idée de créer des récifs artificiels dans la Mer Rouge a été envisagée il y a quelques années, mais il aura fallu du temps avant qu'un projet ne se concrétise et aboutisse au plus grand récif artificiel jamais construit. Ce récif artificiel, conçu par des chercheurs du Centre National pour la Culture Marine du campus d'Eilat de l'Université Ben Gourion, l'Institut Inter-universitaire des Sciences Marines à Eilat et la Station Scientifique Marine d'Aqaba, bénéficie d'une approche nouvelle et unique de la conservation dans la Mer Rouge et ce, dans le cadre d'un projet commun de coopération en cours entre Israël et la Jordanie.

D'autres récifs artificiels, avec des améliorations, doivent voir le jour sur la rive jordanienne de la Mer Rouge, et à Eilat.

JREDS, l'ONG avec laquelle the Changing Oceans Expedition travaille en Jordanie, a lancé une campagne de mise en culture du corail. Le récif artificiel est appelé "Reef Arabesk" pour sa forme d'arabesque. Il est situé entre 10 et 15m de profondeur. On a pu y voir environ 60 espèces de poissons dont le poisson napoléon et le poisson-fantôme. Il faut environ 5 ans pour que le récif soit totalement recouvert de corail.

La patience est donc nécessaire pour espérer voir une amélioration de la biodiversité, en espérant qu'aucune autre menace ne voit jour.

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Menaces sur le corail
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Menaces sur le corail

Date : 11 avril 2011
Auteur : Daniel Krupka - Photo : Daniel Krupka

Menacés de toutes parts, les récifs coralliens sont les milieux océaniques les plus dramatiquement touchés. On estime qu'en 2050, la moitié du corail aura disparu. Victime indirecte des activités humaines par le biais du réchauffement climatique, il supporte mal les variations de température de l'eau (+ 0.6°C en moyenne ces 100 dernières années). Un petit coup de chaud (dépassement au-delà des 30°) et l'animal, stressé, se sépare de ses algues symbiotiques qui lui synthétisent 70% de son énergie. Tout seul, il s'éteint et blanchit pour laisser derrière lui son squelette de calcaire blanc. Phénomène déjà bien visible en Mer Rouge. Plus discrète, l'augmentation de la concentration en dioxyde de carbone se répercute aussi sous l'eau par son acidification. A partir d'une certaine limite d'acidité, le calcaire constituant le corail se dissout dans l'eau.

La dégradation des récifs est aussi imputable directement à l'homme. Exploitation du corail en bijouterie, chalutage, pêche à la dynamite, agressent ce milieu fragile. Les émissions humaines de polluants, par les pesticides, les engrais, les eaux turbides, voire les polluants chimiques ou pétroliers sont aussi autant facteurs qui contribuent à la destruction de ce milieu fragile. Le tourisme et les coups de palme intempestifs des plongeurs ne sont pas en reste, avec une intensité proportionnelle à la beauté des sites et à l'absence d'aires marines protégées qu'il faut de toute urgence instaurer plus amplement. Le corail constitue à lui seul la synthèse de tous les maux et de toutes les menaces qui pèsent sur les océans.

Des solutions, des gestes pour lui éviter le pire, il y en a : consultez-les ici

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La pression se relâche...
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La pression se relâche...

Date : 11 avril 2011
Auteur : Anne-Kristell Jouan - Photo : Daniel Krupka

L'équipe de Fleur de Passion relâche enfin la pression. Une semaine intense de plongée se termine par une agréable récompense. Mardi matin, un requin baleine est venu se nourrir pour quelques heures à 50 mètres du bateau. Seb, Julien et Marie-Emilie n'ont pas hésité à chausser leurs palmes et à enfiler masque et tuba. Une dose d'émotion bien méritée ! Entre temps, Marie-Emilie et Léo ont rencontré différentes personnes spécialisées dans les aires marines protégées, la pêche et les récifs artificiels. Après une après-midi portes ouvertes pour des étudiants d'Aman, la semaine se termine. Il est temps pour certains de préparer le baluchon pour quelques jours de vacances.

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Delphinarium : une prison pour une vie courte !
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Delphinarium : une prison pour une vie courte !

Date : 07 avril 2011
Auteur : Daniel Krupka - Photo : HEPCA

On l'a vu, le tourisme a un impact important sur les populations de dauphins.
Certains avancent l'argument que voir des dauphins en delphinarium est une solution pour éviter la multiplication des excursions en mer.
Il n'en est rien : il s'agit seulement d'alimenter un commerce lucratif ou le dauphin se négocie aux alentours de 30 000 $ !

Inutile de dire que les dresseurs qui viennent sélectionner les animaux destinés à l'industrie de la captivité vont choisir les individus correspondant aux critères des commandes passées par les delphinariums.
Les animaux sont triés, mères et petits sont séparés, mais l'issue est la même pour tous : tués pour être consommés, ou capturés pour être revendus avec une espérance de vie réduite de 45 à 15 ans pour un tursiop (Flipper le dauphin) ! C'est ce commerce lucratif qui a conduit, au fil des ans, aux massacres de milliers de cétacés.

Même si la plupart des espèces de dauphins ne sont pas menacées aujourd'hui, elles risquent de l'être rapidement si ces pratiques continuent. Et les quantités prélevées sont très imprécises. Or, tant que la commercialisation des dauphins, vivants ou morts, représente un intérêt économique non négligeable, les pêcheurs ont tout intérêt à ne pas communiquer leurs chiffres...

Pourtant on pourrait imaginer que ces anciens pêcheurs chasseurs deviennent des rangers ou des guides utilisant leurs connaissances pour emmener les touristes voir un des plus beaux spectacles qui soit : celui des dauphins en liberté...

Votre action en ce domaine est simple : ne visitez pas les delphinariums ! Ils ne sont pas un lieu d'amusement, mais bien un endroit où des êtres vivants et intelligents sont maintenus captifs et corvéables.
En savoir plus sur le dauphin : cliquez ici

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Plongées jordaniennes
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Plongées jordaniennes

Date : 05 avril 2011
Auteur : Anne-Kristell Jouan - Photo : Sabina Foeth

Le rythme est toujours aussi intense sur Fleur de Passion. L'équipe accueille à bord des scientifiques et environnementalistes jordaniens pour les deux plongées quotidiennes. La plupart des sites étudiés sont des récifs artificiels implantés il y a une dizaine d'année. Epaves et déchets jonchent le sol. La croissance des coraux y est très lente et les scientifiques estiment à plusieurs décennies le temps nécessaire à l'écosystème pour se reconstituer.

Un autre site a retenu l'attention de l'équipage, près de la frontière saoudienne. A cet endroit, on y extrait le souffre pour le charger sur les bateaux. Le paysage marin est une désolation et l'impact humain est plus que parlant : autour des buttes de souffre s'amoncellent de nombreux déchets aquatiques.

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TOURISME : Y'en assez pour les cétacés!
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TOURISME : Y'en assez pour les cétacés!

Date : 04 avril 2011
Auteur : Daniel Krupka - Photo : Daniel Krupka

De nombreuses offres touristiques proposent la rencontre avec les dauphins de la Mer Rouge. On ne présente plus le dauphin, qui a la faveur des petits et des grands, enchantant les uns et les autres à chaque apparition. Six à huit espèces pourraient être présentes dans les eaux de la Mer Rouge Egyptienne. Mais c'est surtout le dauphin à long bec qui est le plus souvent rencontré. Ce dauphins au caractère facile a été et reste une attraction majeure pour des milliers de touristes.
Avant 2003, sur certains sites tels que Dolphin House, lieu de repos, de reproduction et d'éducation pour une centaine de dauphins, on comptait jusqu'à 40 bateaux et plusieurs centaines de touristes certains jours, atteignant ainsi une situation insupportable.

Si les rencontres animalières nous enchantent, des solutions doivent être trouvées avant que la situation ne devienne préjudiciable aux dauphins. Avec une seule mesure de protection à la clef : l'interdiction à l'accès des sites afin de préserver ces cétacés.
A Dolphin House, depuis 2003, l'accès au lagon est désormais interdit, et les rangers veillent. Un chenal a été maintenu, auquel on peut accéder en Palme-masque-tuba et en payant un droit dont un tiers va à la gestion des réserves, et deux tiers au gouvernement.

Cet exemple donne à réfléchir : on peut imaginer que la colonie aurait fini par déserter les lieux, et abandonner un site fréquenté depuis des milliers d'années. En 2003, d'ailleurs, leur nombre avait fortement diminué. Mais la zone ayant été classée en réserve, les dauphins ont retrouvé leur quiétude. La rencontre est toujours possible en lisière du site, mais il appartient maintenant aux dauphins de choisir a rencontre avec les touristes et non plus l'inverse.
Ces solutions de protection se doivent maintenant d'être mises en place dans les sites bien connus exploités par l'industrie touristique et sur ceux encore préservés des invasions à venir.
Ce qui nécéssitera encore du temps et des efforts !

Pour en savoir plus sur le dauphin, cliquez ici

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Arrivée secouée à Aqaba
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Arrivée secouée à Aqaba

Date : 01 avril 2011
Auteur : Anne-Kristell Jouan - Photo : Daniel KRUPKA

Soudainement, Sébastien demande à l'équipage de remonter le zodiac. En un temps record la météo décide de nous plonger dans la tempête. Tout le monde se prépare à appareiller pour mettre cap au Nord en direction d'Aqaba, par le détroit de Tiran.
Avec un vent de face frôlant les 30 noeuds et un courant contraire, Fleur de Passion brave les vagues courtes à creux marqués. Chacun s'accroche comme il peut jusqu'à l'accalmie salvatrice, plusieurs heures plus tard. La navigation se poursuit de nuit, avec une vitesse moyenne de 4 noeuds. Puis, 36h plus tard, l'Egypte est à bâbord, Israël et la Jordanie devant l'étrave, et l'Arabie Saoudite à tribord. Nous sommes dans le golfe d'Aqaba et réalisons l'importance géopolitique des régions qui nous entourent.
Les partenaires locaux et les autorités jordaniennes sont présents pour nous accueillir chaleureusement dès notre arrivée à la marina d'Aqaba. Pour eux "On est une famille maintenant ", la coopération semble idéale et autour d'une réunion la prochaine mission se prépare.

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HEPCA et les dauphins
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HEPCA et les dauphins

Date : 31 mars 2011
Auteur : Daniel Krupka - Photo : Daniel Krupka

HEPCA, Association de protection et de conservation de l'environnement à Hurghada a récemment lancé le Red Sea Dolphin Project, la première recherche scientifique entièrement consacrée à l'étude des dauphins de la Mer Rouge afin d'identifier leurs habitats critiques.
HEPCA possède quelques informations sur certains sites bien connus (exploités par l'industrie touristique), mais rien de plus exhaustif.
Ce projet fournira les données essentielles pour décrire les habitudes de ces mammifères marins, avec des activités telles que :
- La recherche de dauphins en haute mer et dans les récifs
- La collecte de données scientifiques sur les principaux groupes d'organismes marins
- Le suivi des dauphins pendant la nuit (avec hydrophone).

HEPCA oeuvre depuis longtemps dans ce domaine avec notamment la mise en place de règles pour les sorties en mer pour nager ou voir les dauphins qui restent des activités insuffisamment encadrées.

HEPCA est convaincue que la participation directe du public est indispensable pour rendre les initiatives de préservation et de protection vraiment effectives.

L'objectif est de faire prendre conscience, notamment aux nombreux touristes et à leurs enfants qu'ils doivent apprécier la vie sauvage, qu'ils doivent accepter que cette vie sauvage leur soit souvent inaccessible, plutôt que de céder à la tentation de tout voir à n'importe quel prix, que ce soit en milieu sauvage, ou en delphinarium.

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Depuis Sharm, en quête de pinacles
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Depuis Sharm, en quête de pinacles

Date : 25 mars 2011
Auteur : Anne-Kristell Jouan - Photo : Sabina Foeth

Cette semaine c'est du côté de Sharm El Cheikh que Fleur de Passion croise. En compagnie de l'équipe du Deutsches Meeres Museum, l'équipage s'est lancé dans une incroyable quête : modéliser une formation corallienne au doux nom de pinacle. Ainsi, il pourra être fidèlement reconstitué dans le musée allemand, sans qu'aucun prélèvement ne soit réalisé dans le milieu naturel.
Les journées se sont enchaînées au rythme de trois plongées quotidiennes. Pour les plongeurs le thé et les biscuits sont avalés allègrement dès 6h du matin ! Il faut repérer le pinacle adéquat, prendre les mesures et y disposer près de 60 marqueurs, sous forme de petits disques, sur sa structure. Une fois préparée, la star est photographiée sous toutes ses coutures. Les photos seront ensuite chargées dans un logiciel spécial qui repère les marqueurs et le pinacle sera ainsi modélisé.
Un travail de Titan pour lequel l'équipage mérite bien le repas de ce soir : de l'agneau sauce champi-crème, servi avec une spécialité égyptienne à l'aubergine. Tout le monde se lèche les babines et remercie Adel et Hassan, dive master et skipper égyptiens pour la touche locale.

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Plongée en Mer Rouge
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Plongée en Mer Rouge

Date : 24 mars 2011
Auteur : Daniel Krupka - Photo : HEPCA

Hurghada est le centre touristique le plus important de toute l'Egypte.
La raison en est la proximité de plus de 60 sites de plongées, répartis du nord au sud sur plus de 40 kms et 15 kms d'Est en Ouest. C'est également le point de départ de nombreuses croisières de plongée vers le nord ou le sud de la Mer Rouge.

La fréquentation des sites autour d'Hurghada est très élevée. On compte parfois plus de 20 bateaux qui amènent sur ces sites, les praticants du palmes-masque-tuba, des plongeurs confirmés ou en formation ou les touristes en baptême de plongée. Les sites très fréquentés sont, bien sur, les plus rapides et les plus proches à atteindre. Pour les plus éloignés, il faut compter de 2 à 3 bateaux par site et ce, quelque soit la saison.

On comprend dès lors les problèmes posés par les déferlements de visiteurs sous-marins, qui n'ont pas tous le respect de l'environnement ou qui, tout simplement, par les passages successifs, dérangent un milieu naturel sensible.

Fort heureusement, un travail de protection et de préservation mené par le gouvernement égyptien depuis plusieurs années contribue à préserver les sites. Néanmoins, les descriptions passées et actuelles du monde sous-marin montre une dégradation lente mais néanmoins importante de la biodiversité. La fréquentation des sites n'en est pas l'unique cause. Mais que de différences entre la Mer Rouge telle qu'elle apparaissait à l'équipe COUSTEAU lors des premiers films tournés dans les années cinquante et la densité actuelle d'organismes marins !
Même pour le plongeur de fraîche date, une évolution de la faune et des récifs est visible sur ces dix dernières années et ¼ environ des sites présente des signes de dégradations.

La solution consiste à contrôler beaucoup plus finement les populations de plongeurs, qui actuellement sont au nombre d'environ 80 000 par an et par site à Hurghada !

Et pour les plongeurs, de se conformer aux quelques règles énoncées ici

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Rencontres dans les eaux de la mer Rouge
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Rencontres dans les eaux de la mer Rouge

Date : 17 mars 2011
Auteur : Daniel Krupka - Photo : Daniel Krupka

Les eaux de la Mer Rouge recèlent une biodiversité étonnante. En mettant la tête sous l'eau avec un simple masque de plongée, c'est un monde incroyable et foisonnant en technicolor, un festival de formes et de couleurs, qui apparait sous vos yeux et enchante même les plus blasés.
On trouve bien evidemment de nombreux poissons, tels que le Mérou rouge, gros poisson à robe rouge pointillée de bleu, ou le poisson perroquet, multicolore, puissant broyeur de corail ou encore le poisson chirurgien, reconnaissable à son croissant érectile situé sur la nageoire caudale tranchante come un scalpel. On peut également rencontrer dans les rochers les murènes, qui sont des poissons et non des serpents, en dépit de leur grande longueur, et de leur mâchoires toujours en mouvement. Dans les anémones, sur le corail, c'est "Nemo ", le poisson clown orangé rayé de blanc, qui virevolte sans cesse.
Enfin, les plus chanceux ou les plus intrépides pourront rencontrer les seigneurs de la mer, tels que les requins dont nous reparlerons, les raies manta, majestueuses, mais de plus en plus rares, ou les barracudas, chasseurs aux dents redoutables. N'oublions pas les tortues, menacées, si pataudes sur terre, mais si gracieuses dans les eaux. On ne peut évidemment tout citer parmi les 1200 poissons qui peuplent les eaux : poissons ange, napoléons, poissons cocher, poissons coffre, sont tout aussi présents dans ce merveilleux univers coloré, but de nombreuses plongées dans ces eaux accueillantes. Un régal pour les yeux. Les préserver, c'est aussi ni les déranger, les nourrir ou les pêcher. Tout simplement ne rien faire d'autre que les contempler, pour qu'ils continuent à vivre et à nous émerveiller.

Pour protéger la biodiversité, quelques gestes à adopter en navigation de plaisance : cliquez ici

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HEPCA nous accueille à Hurghada
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HEPCA nous accueille à Hurghada

Date : 15 mars 2011
Auteur : Daniel Krupka - Photo : Sabina Foeth

Fleur de Passion est arrivée à Hurghada sous un soleil printanier : température fraîche et mer turquoise...
Nous sommes accueillis par l'ONG HEPCA, qui fait un travail remarquable et exemplaire en matière de conservation et de préservation de l'environnement tout en soutenant les communautés locales.
Ici, c'est un calme inhabituel dû au peu de touristes, après des événements marquants dont les égyptiens sont fiers et heureux.
Un roulement des équipages a eu lieu. Vincent, le skipper a passé la main à Sébastien. Daniel, notre chroniqueur radio a rejoint le bord et sera en charge de la prochaine mission avec le Deutsches Meeres Museum avec qui nous poursuivons notre collaboration en Mer Rouge, après la Mer Baltique en 2010.

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Les Patates de  la Mer rouge
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Les Patates de la Mer rouge

Date : 14 mars 2011
Auteur : Daniel Krupka - Photo : Daniel Krupka

On les appelle les patates de la Mer Rouge. Mais non, les patates de corail ne sont pas des légumes.
La "patate", c'est le terme employé usuellement pour désigner les formations coralliennes de toute forme ou de toute taille dispersées en mer, régulières ou pas, et en tout point comparables à la diversité des tubercules de M. Parmentier.

Le corail est un animal. Un polype qui vit en colonie, construisant tout au long de sa vie un squelette extérieur qui forme ensuite, par accumulation, des récifs coralliens. Pour se développer, le corail a besoin de la présence d'algues unicellulaires: les zooxanthelles - au nom imprononçable - qui vivent en totale symbiose, chacun procurant à l'autre le moyen de vivre et de se développer.

Les récifs de coraux, plus grandes constructions naturelles, car elles couvrent des milliers de kilomètres dans le monde, après des millions d'années de développement, sont la croisée du monde animal, végétal et minéral. Un exemple unique en son genre de complémentarité et de diversité dans une harmonie totale. Une merveille d'architecture qui a encore bien des secrets à nous révéler.

D'ailleurs, à l'observation, le corail semble aussi être doué de connaissances mathématiques extraordinaires. Il suffit pour cela d'en voir les motifs ou formes variées, propres à chaque espèce, s'agencer en amas où le moindre volume, la moindre surface, obéissent à la fois à des mystères de beauté et de géométrie. Pour les initiés, on y détectera tout à la fois le nombre d'or, et la géométrie fractale.
La beauté dans le chaos organisé... En Mer Rouge, un délice pour les plongeurs et les snorkelleurs...

Pour en savoir plus sur le corail, consulter notre thématique sur le corail ici

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Bienvenue chez les Playmobils
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Bienvenue chez les Playmobils

Date : 11 mars 2011
Auteur : Anne-Kristell Jouan - Photo : Sabina Foeth

Il y a encore quelques semaines, nous n'imaginions pas atteindre les côtes d'Hurghada. La situation du pays étant incertaine. Aujourd'hui nous y sommes, au sein d'une marina propre - pas un seul papier ne se trouve par terre - dans un monde à part, ne ressemblant pas à l'extérieur. Sabina compare l'endroit à un village playmobil, tellement les couleurs des constructions sont disparates: du rouge au orange en passant par le jaune et le bleu. Les touristes ont désertés, les restaurants sont vides et chacun de nous fait l'objet de grande convoitise auprès des marchands. Pas nouveau ici, mais encore plus intense ! L'arrivée à Hurghada est un départ pour certains. Luana (15 ans) et Dylan (17ans) viennent de passer un mois sur le bateau. Ils ont participé, en tant que membre d'équipage, à de nombreuses tâches quotidiennes (barrer, manoeuvrer, cuisiner...) et manqueront à la vie du bord...Tous deux fiers de cette expérience, ils ont néanmoins hâte de retrouver familles et amis à terre. Luana, qui a embarqué pour faire plaisir à ses parents, a hâte de leur raconter ses aventures à bord de Fleur de Passion.

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La Mer Rouge est-elle rouge ?
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La Mer Rouge est-elle rouge ?

Date : 10 mars 2011
Auteur : Daniel Krupka - Photo : Daniel Krupka

La première plongée ou le premier bain en Mer Rouge permet de confirmer immédiatement que la Mer Rouge est une des mers les plus salées au monde, et qu'elle présente l'une des plus riches concentrations de vie marine.

Mais le regard sur ses eaux bleues appelle inévitablement la même question: pourquoi la Mer Rouge s'appelle-t-elle la Mer Rouge alors qu'elle se présente sous un bleu intense ?
Une petite enquête fait apparaitre que parfois elle est effectivement rouge. Ceci est dû à un phénomène causé par un type d'algue appelée Trichodesmium Erythraeum. A la fin de la floraison de ces algues, la couleur bleu-vert de la mer semble se changer en une couleur rougeâtre ou brune.
Mais il faut bien avouer que ce sont les variations de bleu-vert autour des massifs de coraux qui attirent l'attention de tous les visiteurs, générées par les variations de profondeur des eaux, et les reliefs des massifs coralliens. Ces derniers croissent dans un environnement idéal, dans une température quasi-constante entre 20 et 30°C avec une sédimentation minimale grâce à des courants faibles, un manque de pluie ainsi qu'une salinité élevée. Si le regard se plaît à contempler la magie des couleurs de la surface, il est tout de suite suivi d'une attraction vers le dessous de celle-ci, où l'excellente clarté et la température de l'eau rendent possible la plongée toute l'année.
Et là, c'est plus de 1000 espèces d'invertébrés, près de 200 types de coraux et plus de 1000 espèces de poissons à découvrir dans cet environnement naturel.
Incroyable biodiversité pour le plaisir des yeux !

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Un canal, des cargos
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Un canal, des cargos

Date : 03 mars 2011
Auteur : Anne-Kristell Jouan - Photo : Sabina Foeth

De prime abord, le canal de Suez ferait rêver peu de monde, mis à part Lesseps et son équipe qui mirent si longtemps à le concrétiser. Comme un drapeau sur une mappemonde et un jour que l'on surligne sur un calendrier, il est pourtant un passage marquant pour tout marin. C'est justement une première pour Vincent, le capitaine, qui ne cache pas son excitation. Fleur de Passion, à quai à Port Saïd, attend son tour. C'est un peu comme une route constamment en travaux, où la circulation serait alternée. La largeur pourrait permettre le croisement de deux bateaux, mais pas la profondeur ! Les cargos ont de tels tirants d'eau que ce ne serait pas possible. Le tour de Fleur de Passion arrive enfin, un petit bateau pilote l'escorte pour nous guider le long du canal. Les cargos nous frôlent et nous levons la tête pour tenter d'évaluer l'incalculable hauteur de leurs cargaisons. Ces sont nos voitures, notre nourriture et notre pétrole qu'ils transportent. De quoi nous faire réfléchir sur nos modes de consommation et la provenance des produits que nous achetons. Notre arrivée dans le golfe de Suez signe la fin d'une inoubliable traversée. Tous les bateaux se dispersent pour plus tard se croiser, s'entrecroiser et se frôler dans la nuit !

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Le  Canal de Suez : le canal de toutes les invasions
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Le Canal de Suez : le canal de toutes les invasions

Date : 02 mars 2011
Auteur : Daniel Krupka - Photo : Daniel Krupka

Si le Canal de Suez est une voie de communication importante pour l'homme, il est également une voie d'évasion majeure pour de nombreuses espèces, principalement depuis la Mer Rouge vers la Méditerranée Orientale.
Ces évasions d'espèces invasives sont les "migrations Lessepsiennes", nommées d'après l'ingénieur français qui a dessiné et dirigé la construction du canal ouvert en 1869. A la différence du canal de Panama passant en permanence au travers d'eaux vives et saumâtres de lacs, le canal de Suez n'a pas d'écluses. Le résultat ne s'est pas fait attendre : 30 ans après son ouverture, de nombreux crustacés et poissons de la Mer Rouge avaient déjà traversé le canal.

Les plus récentes estimations indiquent une migration de plus de 300 espèces tropicales vers la Méditerranée orientale.
Cette migration vers le nord est associée au sens du courant qui se dirige vers le nord, la tolérance des conditions d'hiver par les espèces de la Mer Rouge, et la biodiversité relativement peu abondante de la Méditerranée orientale. Ceci fait du Canal de Suez la première voie d'arrivée d'espèces exotiques dans la Méditerranée, même si cela n'en est pas la cause unique. Les impacts de quelques espèces Lessepsiennes comme les poissons lapin, poissons flûte, poissons coffre, ont été considérables dans le bassin oriental méditerranéen, où elles sont en train de remplacer les espèces indigènes et constituent un élément familier envahissant et menaçant.

Le remède : la prévention, option prioritaire la moins coûteuse et la plus efficace.
D'autant que le réchauffement climatique va accentuer le phénomène, poussant les espèces à migrer vers des eaux plus fraîches.
De nombreuses espèces migrant via les eaux de ballast, accentuer le contrôle sur les pratiques des bateaux transitant entre la Mer Rouge et la Mediterranée, est une solution. Mais il s'agit également de mettre en place une pêche raisonnée, de favoriser la création de nouvelles zones protégées ou encore d'installer des récifs artificiels de part et d'autre du canal afin que les populations de poissons se renforcent dans leur milieu respectif et qu'elles soient moins sujettes à des envahisseurs.
Enfin Ies scientifiques s'accordent sur l'insertion d'une barrière saline puissante, ou d'un système fermé où l'eau serait chimiquement ou biologiquement traitée pour tuer tous les organismes présents. Malheureusement, à ce jour, rien n'a été décidé au niveau local et international.

Pour en savoir plus, lisez notre thématique détaillée ici

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Vincent Harel, capitaine de la nouvelle mission
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Vincent Harel, capitaine de la nouvelle mission

Date : 25 février 2011
Auteur : Anne-Kristell Jouan - Photo : Johannes Maria Schlorke

Vincent est marin professionnel, il navigue environ quatre mois par an et alterne avec des fonctions d'éducateur spécialisé à terre. Après avoir sillonné la mer Baltique et la Manche, il embarque pour la troisième fois sur Fleur de Passion, en Méditerranée. Il garde de ses missions de très bons souvenirs, comme « la grande parade de Kiel (Allemagne), les semaines avec le Deutsches Meeres Museum (musée océanographique allemand), l'arrivée au coeur de Londres sous le Tower Bridge ou encore l'accueil très chaleureux dans les ports allemands et danois ». Autant de bonnes choses rendant poussière les pires tâches du bord, comme « démonter les toilettes au petit matin, avant le petit déjeuner ! ». Pour ce nouvel embarquement il souhaite « ramener tout le monde à bon port avec le sourire et les yeux brillants naissant du sentiment d'avoir vécu une belle expérience collective... ». Mais au-delà de cela, il espère avant tout pouvoir passer les portes d'une Egypte apaisée par une transition de pouvoir sans encombre pour la population.

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Un compresseur pour plus d'autonomie à bord
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Un compresseur pour plus d'autonomie à bord

Date : 21 février 2011
Auteur : Anne-Kristell Jouan - Photo : Sabina Foeth

Pendant plusieurs mois, Fleur de Passion vivra au rythme des plongées des scientifiques et des spécialistes de l'imagerie sous-marine. Chaque jour, il faudra être capable de gonfler par deux fois les bouteilles d'une dizaine de plongeurs. Pour gagner en autonomie dans l'organisation des plongées, The Changing Oceans Expedition s'est dotée d'un nouveau compresseur. Cette précieuse machine, garante du succès de l'expédition, est venue d'Aix-les-Bains (France) jusqu'à Riposto (Sicile) afin d'être installée sur le bateau. Olivier, l'ingénieur et mécanicien à bord, est venu spécialement en Italie pour que cette opération délicate se passe sans problèmes. Après une longue journée de bricolage où il a fallu faire passer l'engin de près de 400 KG par le plancher du roof jusque dans la salle des machines, notre nouveau compresseur est fin prêt pour de grandes aventures.

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50 Erika en Méditerranée
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50 Erika en Méditerranée

Date : 07 février 2011
Auteur : Daniel Krupka - Photo : Daniel Krupka

Les activités économiques en Méditerranée la mettent en péril ! Alors que la Méditerranée représente 0,7% de la surface totale des océans, le trafic maritime marchand qui s'y déroule représente un tiers du trafic marchand mondial !

C'est l'une des voies maritimes les plus fréquentées au monde.
Les 305 ports, les 200 000 navires et les quelques 300 navires pétroliers présents en permanence entraînent une pollution par les rejets d'hydrocarbure.

Quant au trafic pétrolier seul, c'est 370 millions de tonnes de pétrole et 25% du trafic maritime mondial ! On estime à 17% le volume des rejets pétroliers en mer (150 000 tonnes). Ce qui équivaut en pétrole à 20 « Prestige » ou 50 « Erika » coulés, sous forme de dégazage illégal chaque année !

S'y ajoutent des zones portuaires (1 par 150 km), sources de risques majeurs par leurs activités: activité navale (résidus de vidange, carénage) pétrochimies, raffinerie, sidérurgie. Moins connu, la Méditerranée ne compte pas moins de 120 plate-formes off-shore et 40 raffineries. On y relève environ 60 incidents graves chaque année. Il a été calculé qu'environ 22 000 tonnes pétrole ont été « écoulées » entre 1987 et 1996 suite à des accidents. Et quand on sait, de plus, qu'il existe environ 361 épaves au fond pour 1 Million de tonnes pouvant s'échapper...
La source de tout ce pétrole est évidemment liée au trafic pétrolier maritime transitant par le Canal de Suez. Notre frénésie énergétique engendre des volumes de plus en plus importants. Et des risques pour la biodiversité, qui, même si elle absorbe une partie de ces rejets, arrive dans certaines zones à saturation, voire à un désert liquide.

Pour le touriste, il est plus aisé de voir les tâches d'huile ou de gasole déversées par les bateaux de plaisance (rien que pour la France ce sont 150 000 bateaux et il y a 750 ports de plaisance en Méditerranée...), que de voir une accumulation massive de polluants en haute mer. Le faible échange d'eau dans le bassin méditerranéen amplifie bien evidemment cette accumulation de polluants disséminés, invisibles, et donc peu spectaculaires.

Jusqu à présent, heureusement, une seule pollution majeure est à déplorer (navire « Haven », Gênes 1991, 144.000 tonnes d'hydrocarbure déversés vs. les 20.000 tonnes de l'Erika).
En dépit de plusieurs conventions ou lois (MARPOL, SOLAS, Plan d'Action pour la Méditerranée, (PAM),REMPEC, etc...) qui démontrent une forte prise de conscience, on se heurte à des interprétations diverses qui ralentissent les actions contre la pollution. Leur mise en oeuvre dépend du bon vouloir de chaque Etat. L'introduction de sanctions pénales, par exemple, a rencontré une vive réaction des pays à dominante maritime( Grèce, Chypre, Malte...)

La solution est la construction d'une communauté méditerranéenne globale incluant tous les états pour une vraie politique commune. Sans cela, il est à craindre que les bonnes intentions, même à l'aide des technologies les plus pointues de repérage, seront de faible portée et très limitées face aux développements économiques et aux enjeux financiers.

Appelons nos hommes politiques à supporter rapidement cette construction internationale!
Pour aller plus loin, consulter notre thématique en cliquant ici

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Départ de Monastir pour une nouvelle année d'expédition
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Départ de Monastir pour une nouvelle année d'expédition

Date : 05 février 2011
Auteur : Anne-Kristell Jouan - Photo : Sabina Foeth

Deux mois de chantier pour préparer le bateau, autant pour voir un pays tourner une page de son histoire. Aujourd'hui, Fleur de Passion quitte le quai d'une Tunisie secouée. L'équipage, marqué par les péripéties de ces dernières semaines, espère que les tunisiens trouveront un terrain d'entente équitable pour vivre en paix.
Le bateau met ainsi les voiles pour sa troisième année d'expédition. Il passera les cinq premiers mois en Mer rouge et servira de base pour deux missions scientifiques sur les écosystèmes coralliens. Les résultats permettront d'évaluer l'impact humain sur le récif et de corroborer les données utilisées pour la carte de l'impact humain sur les océans. Puis, de retour en Méditerranée, il fera quelques escales avant de rejoindre les Canaries pour poursuivre les relevés scientifiques. Pour l'heure le bateau met le cap sur Hurghada, en Egypte, pour la première mission de l'année. L'ensemble de l'équipage se hâte de passer le canal de Suez.

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Pêche durable en Tunisie: la méthode Charfia
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Pêche durable en Tunisie: la méthode Charfia

Date : 31 janvier 2011
Auteur : Marie-Emilie Guélé - Photo : Marie-Emilie Guélé

La Char-fia qui pourrait se traduire littéralement par "maison de la mort" est une méthode de pêche traditionnelle tunisienne considérée comme non violente, biologiquement durable, permettant de capturer les poissons vivants et intacts. Ces poissons nobles sont réputés en Tunisie pour leur qualité gustative exceptionnelle et sont vendus très chers sur le marché.
Cette méthode de pêche est intéressante de part son jeu d'ombre et de lumière, prenant en compte le courant des marées. Elle s'effectue dans de grandes zones de hauts fonds..
Cette pêcherie côtière fixe a pour particularité d'utiliser des feuilles de palmes, formant un labyrinthe dans lequel les poissons s'engouffrent pour finir piégés vivants dans une chambre de capture que les pêcheurs relèvent depuis leur embarcation.

La charfia est spécifique des îles Kerkennah, bien qu'également utilisée aux alentours de Chebba et de Djerba mais en moindre importance.
Cette technique de pêche ancestrale est malheureusement menacée par de multiples facteurs tels que la diminution des ressources halieutiques ; la pression de la pêche industrielle ; la pénurie des feuilles de palmes ; l'abandon de cette méthode par les jeunes générations pour des pêches plus faciles ; la monopolisation croissante dans la propriété des parcelles.

Afin de sauver les îles Kerkennah et sa communauté de pêcheurs, des mesures et initiatives ont été prises visant à protéger la biodiversité marine et encourager des pêches durables ancestrales telles que la charfia. La législation relative aux îles permet de faire subsister tant bien que mal cette pêcherie. Mais c'est surtout la certification d un label "poisson de charfia" très estimé par le consommateur local qui permet à cette pêcherie de perdurer. Enfin depuis 2008, des récifs artificiels ont été conçus d' une part pour empêcher les chalutiers de pêcher à proximité des côtes, d'autre part pour permettre la reconstitution des ressources naturelles.

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Monastir sous les flammes
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Monastir sous les flammes

Date : 15 janvier 2011
Auteur : Anne-Kristell Jouan - Photo : Changing Oceans

Vendredi, dans l'après-midi, le président Ben Ali fuit la Tunisie. La révolte du peuple gagne du terrain avec plusieurs souhaits, comme celui d'effacer les traces restantes d'un dictateur corrompu. Villas, voitures et flotte sont promises à une destruction certaine. Prévenus de la situation par les locaux, l'équipage décide de s'éloigner du port dans la nuit de samedi. Depuis le mouillage, des flammes rouges sont visibles. La flotte de Ben Ali est réduite à de vulgaires cendres qui finiront dans le fond du port. Fleur de Passion est à présent en sécurité sous la protection de l'armée tunisienne.

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De la criée marseillaise aux épices tunisiennes
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De la criée marseillaise aux épices tunisiennes

Date : 10 janvier 2011
Auteur : Anne-Kristell Jouan - Photo : Sabina Foeth

Le mistral caresse le pont et rappelle à l'équipage qu'il est temps de quitter Marseille pour rejoindre la Tunisie. Marie-Emilie range ses chaussures de sport qui lui seront inutiles à bord : le bateau est trop petit pour lui permettre son footing matinal. Mais le vent est au rendez-vous et Fleur de Passion va pouvoir naviguer à la voile. Une autre forme de sport pour certains, un supplice physique pour d'autres. Rémi est malade et subit la traversée du fond de sa cabine. Il ne reverra la lumière du soleil qu'à la tombée du vent et à la mise en route des moteurs, deux jours plus tard. L'occasion inespérée de goûter et apprécier la cuisine de maître Solu : pizzas, quiches, soupe et autres poissons pêchés pendant les quarts. Après trois jours de navigation les côtes tunisiennes apparaissent et suscitent déjà l'excitation générale. La chaleur est présente, l'odeur de la terre se fait sentir et les pins se dessinent sur le trait de côte. Les défenses sont prêtes et l'équipage est prêt pour le dernier accostage de l'année. Les odeurs de la criée marseillaise laissent place à celle des épices. Le bateau restera en chantier à Monastir jusqu'à fin janvier. Ce sera l'occasion de lui refaire une beauté pour la troisième année d'expédition. En attendant, il faut le mettre à sec et le vider entièrement, mettre un peu de sa vie en carton en attendant de reprendre la mer à la fin du mois.

Fin janvier 2011 Fleur de Passion reprendra la mer en direction de la Mer Rouge pour deux missions liées à la production de la carte de l'impact humain sur les océans.

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En partant de Lisbonne
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En partant de Lisbonne

Date : 19 octobre 2010
Auteur : Sabina Foeth - Photo : Sabina Foeth

L'horizon est à peine rouge et les étoiles encore visibles quand nous larguons les amarres pour quitter la marina d'Alcantara de Lisbonne en ce lundi matin. C'est le début d'une magnifique journée en mer avec des conditions de navigations parfaites. Une petite brize souffle de la terre et nous mettons cap au sud en direction de Gibraltar. Nous avons hissé toutes les voiles et avançons à une vitesse entre 5 et 6 noeuds.

Cinq adolescents âgés de 14 à 17 ans du Foyer de Chevrens à Genève sont à bord pour la semaine. La plupart n'ont jamais passé plusieurs jours sur un voilier, c'est donc une toute nouvelle expérience pour eux de s'habituer au rythme des quarts et à un sol qui bouge. Ils apprennent à hisser les voiles et à barrer et participent aux comptages de macro déchets et observation de cétacés. Un groupe de dauphins nous accompagne pendant quelque temps ce qui créé une grande excitations sur pont.

Sur le trajet nous passons au large de la réserve marine "Professeur Luiz Saldanha", près de Sesimbra au sud de Lisbonne. Cette réserve fut crée il y a une dizaine d'années et combines des plans d'interdictions partielles et totales.
Les problèmes majeurs dans l'estuaire sont la pollution sonore et diverses pollutions chimiques ainsi que les déchets provenant de la cote. La surpêche et des méthodes de pèche destructives sont un problème plus au large de la cote.
Divers organismes travaillent sur la réglementations de pèche et de tourisme ainsi que sur les problèmes de pollutions. La région participe au projet MARgov qui encourage le dialogue entre tous les acteurs locaux pour trouver des solutions durables aux diverses difficultés.

A la fin de la semaine nous arriverons à Malaga pour un évènement avec des membres de l'IUCN et une présentation de nos activités à plusieurs classes d'élèves.

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Fleur de Passion en escale à St Nazaire
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Fleur de Passion en escale à St Nazaire

Date : 08 octobre 2010
Auteur : Ronald Menzel, Sabina Foeth - Photo : Marie-Emilie Guélé

Après une semaine magnifique à Londres, le temps se gâte lors de la traversée de la Manche. Une petite dizaine de jours de navigation le long des côtes anglaises puis bretonnes nous permettent de dessaler entièrement Fleur de Passion. Un déluge s'abat sur le voilier, et la pluie tombe presque sans interruption, rendant la vie à bord un peu "humide". Quel changement après la chance exceptionnelle que nous avons eu cette saison avec la météo !

A St Nazaire nous sommes accueillis par notre sponsor Cargill qui y a une usine de production d'huile de tournesol. Fleur de Passion est amarré a coté de la base de sous-marins qui a été construite par l'armée allemande pendant la seconde guerre mondiale. Une structure impressionnante, avec des murs en béton armé de plusieurs mètres de large. Les nombreux bombardements des alliés ont réussi a raser la ville, mais n'ont pas égratignés ce bunker géant.
Pendant une semaine, nous recevons les officiels et la population Nazairienne ainsi que les employés de Cargill et la presse à bord. Nous avons également l'occasion de présenter l'expédition dans une école et permis à de jeunes élèves de découvrir notre bateau.
L'équipage profite de cette escale pour planifier les travaux qui vont avoir lieu cet hiver: commande de matériel, dessin de nouvelles pièces et systèmes et organisation des équipes. Un travail important afin de réaliser toutes les améliorations qui sont nécessaires pour la suite de notre mission en Mer Rouge.

Nous allons a présent affronter le golf de Gascogne, qui peut en cette saison réserver quelques surprises et nous diriger vers Lisbonne, notre prochaine escale.

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Au coeur de Londres
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Au coeur de Londres

Date : 17 septembre 2010
Auteur : Sabina Foeth - Photo : Sabina Foeth

Fleur de Passion quitte St Malo par marré haute pour traverser la Manche en direction de Londres. Un fort vent soufflant de l'Ouest et du Sudouest nous permet de naviguer une bonne partie du voyage sous voile et nous atteignons des vitesses de plus de 10 noeuds avec l'aide des courants favorables.
Pendant notre deuxième journée en mer nous recevons une alerte de grand frais mais arrivons finalement dans l'embouchure de le Thamise sans soucis. La ville de Londres est encore à 40 miles et nous décidons d'attendre quelques heures au mouillage pour continuer notre voyage de jour. Le lendemain le ciel est gris et les nuages bas, accompagné d'une fine pluie, mais la météo ne terni en rien la spectaculaire arrivée devant le fameux Tower Bridge de Londres. Nous ne pouvons enter dans le petit port de St Katherine's le lendemain et sommes donc amarrés directement devant le fameux pont. Quelle magnifique arrivée au coeur de Londres.

Les jours suivants sont consacrés au public, sponsors et leurs clients. Le bateau est ouvert aux visites et nous présentons "The Changing Oceans Expedition". La projection de films que nous avons réalisé montre l'importance de créer plus d'aires marines protégées.

Nous profitons des deux derniers jours à Londres pour préparer Fleur de Passion pour la suite du voyage. La prochaine escale étant St Nazaire, suivit de Lisbonne puis le détroit de Gibraltar pour retourner en Mer Méditerranée pour l'hiver.

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La crépidule attaque
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La crépidule attaque

Date : 01 septembre 2010
Auteur : Sabina Foeth - Photo : Sabina Foeth

Nous travaillons avec 2 scientifiques de la School of Ocean Sciences de l'Université de Bangor. Leurs études à bord de Fleur de Passion se concentrent sur une espèce invasive: la crépidule, Crepidula fornicata, pouvant entrer potentiellement en compétition avec des espèces d'huitres et moules locales.
Cette espèce fut trouvée pour la première fois en Europe à la fin du 19ème siècle, introduite par l'homme lors de l'importation d'huitres américaine pour l'aquaculture. Elle apparait dans les eaux peu profondes et calmes. Plus récemment des études ont montré sa présence dans des eaux plus profondes et avec des courants plus importants. Le Dr. Hilmar Hinz et Katrin Bohn (Dipl. Biologist) sont à bord pour documenter quelques points précis autour de l'île de Wight, et étudier l'évolution et les effets de la crépidule sur l'environnement local. L'effet de cet animal sur les écosystèmes en eaux plus profondes est peu connu. La comparaison entre sites comportant des crépidules ou pas permettra d'évaluer la situation actuelle. Les données seront également comparées à celle d'études effectuées en 1958-59.

Nous quittons le port de Portsmouth à 6 heures du matin. C'est une matinée ensoleillé et fraiche.
Dans le chenal entre la côte et l'île de Wight nous immergeons pour la première fois un engin de travail, en fait une luge équipée d'une caméra vidéo et d'un appareil photo. 2 personnes gèrent l'immersion à l'arrière du bateau, 2 autres les assistent depuis le zodiac et enfin 2 autres contrôlent les cables immergés. Hilmar et Katrin donnent les instructions et suivent les mouvements de la luge sur le moniteur TV. Dès que la luge touche le fond, nous laissons Fleur de Passion ainsi que la luge, dériver pendant 10 minutes. Des images vidéo ainsi que des photographies des fonds marins sont réalisées. Les images seront analysées afin de déterminer la densité et la présence de la crépidule et de la faune marine locale.

Ceci clôt les projets scientifiques menés à bord de Fleur de Passion pour la saison 2010.

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Bye Bye Amsterdam
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Bye Bye Amsterdam

Date : 29 août 2010
Auteur : Sabina Foeth, Daniel Krupka - Photo : Caecilia Charbonnier

La SAIL 2010 fut un fantastique événement sous un temps radieux. Près de 3000 personnes ont visité Fleur de Passion, de nombreux éco-volontaires du WWF, de Cargill, et divers ONG locales nous aidant à renseigner et accueillir le public. Ce fût également l'occasion de recevoir à bord des membres de l'UICN et du WWF.
C'est avec beaucoup d'émotion que le départ d'Amsterdam, la SAILOUT, a eu lieu, sous la pluie et par fort vent. Fleur de Passion fait ensuite relâche à IJmuiden.
Coincés par le mauvais temps pendant 3 jours, les équipiers en profitent pour s'affairer aux menus travaux, et préparer le bateau à affronter l'entrée en Manche. La navigation vers l'Angleterre se déroule dans une mer très formée, mais la traversée de nuit du rail formé par les nombreux navires de commerce naviguant dans cette zone, se déroule sans problème. C'est aux abords des côtes du Royaume Uni qu'une mer calme, et un ciel dégagé nous ont permis d'admirer les falaises toutes proches et de rejoindre Portsmouth, où une partie de l'équipage se renouvèle.

Le bateau accueille ces prochains jours deux scientifiques de la School of Ocean Sciences de l'Université de Bangor du Pays de Galles. Nous sommes près pour la prochaine mission scientifique. A suivre.

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SAIL Amsterdam 2010
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SAIL Amsterdam 2010

Date : 21 août 2010
Auteur : Sabina Foeth, Daniel Krupka - Photo : Sabina Foeth

Fleur de Passion est arrivé à Amsterdam pour la fameuse SAIL 2010, plus grand rassemblement de bateaux à voiles du monde. Nous entrons au Coeur d'Amsterdam par le canal lors de la parade, la SAIL-In accompagnés de centaines de bateaux. Des milliers de spectateurs suivent l'évènement depuis la terre. Fleur de Passion recoit le premier salut officiel en français, le premier coup de canon et la fanfare joue l'hymne national Suisse.
Une fois arrive à quai le bateau est ouvert au public. La foule se promène le long des quais pour admirer les navires et des centaines d'embarcations font le tour du port pour admirer le spectacle. De chaque mât flottent des drapeaux colorés pour compléter l'ambiance festive.

La fondation Antinea présente, non loin de notre bateau, au café Panama, un show multimedia sur les océans accompagné de music en live. L'entrée est gratuite. Nous sommes fiers de participer à cet évènement exceptionnel et espérons toucher un grand nombre de gens avec notre message sur la protection et la sauvegarde des océans.

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Tempête en Mer de Wadden
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Tempête en Mer de Wadden

Date : 17 août 2010
Auteur : Sabina Foeth, Daniel Krupka - Photo : Sabina Foeth

Fleur de passion est arrivé aux Pays-Bas. Notre premier arrêt a lieu dans le port de Den Helder juste en face de l'île de TEXEL au Nord d'Amsterdam. Nous passons la journée avec 5 scientifiques d'IMARES (Institute for Marine Resources of Ecosystem Studies) et de l'ONG locale Coast and Sea, qui travaillent pour trouver des solutions durables pour les pêcheries de la Mer de Wadden. La météo ne joue pas en notre faveur, avec 30 noeuds de vent. Des rafales plus importantes et une forte pluie réduisent notablement la visibilité et notre équipe vidéo a du mal à faire des images des travaux scientifiques. L'un des changements majeurs dans cette zone est la mise en place de collecteurs de larves de moules sous la forme de filets afin d'élever des naissains, qui seront plus tard introduits dans un lit de sédiments propices à leur développement, où elles croîtront jusqu'à leur taille de consommation. Cette méthode évite le chalutage et le dragage des sols. C'est une approche durable acceptée par les producteurs de moules et qui est encouragée par le gouvernement. Vous pourrez découvrir des images de cette journée ventée sur notre vidéo à propos de la mer de Wadden qui sera en ligne sous peu.

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La belle mer de Wadden
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La belle mer de Wadden

Date : 14 août 2010
Auteur : Sabina Foeth - Photo : Caecilia Charbonnier

C'est sur l'ile de Borkum que Fleur de Passion a fait relâche pour un premier arrêt dans le Wadden Zee. Nous entamons une semaine consacrée à l'évaluation des pratiques de gestion dans cette région classée patrimoine mondial de l'humanité. Une visite de l'île à vélo a permis de découvrir l'écosystème particulier engendré par les mouvements des marées. Elles contribuent à créer ou renouveler les biotopes dans la zone intertidale constituée de bancs de sables et de riches zones végétales. De nombreuses espèces d'oiseaux y évoluent dans une quiétude que l'on retrouve même dans le tourisme local pourtant bien présent. Si les pollutions ne sont pas absentes en ce lieu exposé aux nombreux courants chargés en sable qui les charrient, on constate sur l'île une prise en compte et le souci de la préservation de l'environnement avec en plus la présence de nombreuses éoliennes et de panneaux solaires.

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Du plastique dans nos océans
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Du plastique dans nos océans

Date : 11 août 2010
Auteur : Sabina Foeth - Photo : Sylvain Chagué

Pour la deuxième semaine en Mer du Nord du voilier Fleur de passion, Antinea collabore avec DEEPWAVE, une ONG allemande, qui se focalise actuellement sur l'impact du plastique sur les océans. Sous l'oeil des caméras des télévisions allemandes locales et nationales, des prélèvements de plancton et de sable ont été effectués sur un certain nombre d'endroits afin de contrôler qualitativement la présence de plastique. Le plastique qui pollue les plages de manière très visible est également présent dans les eaux sous forme invisible car fragmenté progressivement. Il est ingéré par les oiseaux et l'ensemble de la chaine alimentaire du plus petit poisson au plus grand prédateur . Les ecovolontaires de l'expedition Changing Oceans ont effectué des transects de macro-dechets tout au long de la saison et c'est près de l'île d'Helgoland, très touristique, que les chiffres relevés ont été les plus importants. La majeure partie des plastiques provient des emballages de toute nature, qui se retrouvent en mer après avoir été, soit emportés par le vent, soit rejetés en mer.

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Comptage de Macro-Déchets
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Comptage de Macro-Déchets

Date : 27 juillet 2010
Auteur : Guilio Genoni - Photo : Niels Feldmann

Dans les régions que nous traversons, nous faisons des comptages de macrodéchets. Ces déchets constituent un problème majeur. Ils dégagent des substances toxiques, étouffent ou étranglent des animaux et des plantes, dégradent les paysages et les usages d'agrément, et portent atteinte à la sécurité de la navigation et de la pêche; le nettoyage des plages enlève du sable et augmente l'érosion. Il y en a tellement que dans certaines régions les chaluts capturent parfois plus de déchets que de poissons!
Environ 70% des déchets dans les mers et sur le littoral sont d'origine terrestre et le reste vient des activités maritimes. Les trois quarts sont en plastique (spécialement des sacs et sachets).
Nous faisons les comptages si la mer n'est pas trop agitée, pendant 20 minutes, une fois par heure, à une vitesse de 5-6 noeuds. Nous comptons, par catégorie, les macrodéchets sur une largeur de 3 m entre le bord du bateau et l'extrémité d'une perche lestée d'un fil à plomb. La longueur parcourue est donnée par la distance entre les coordonnées initiale et finale de notre GPS. On rapporte ainsi le nombre de déchets à la densité par kilomètre carré.
Puis nous inscrivons les données dans un tableur et les envoyons à l'Institut français pour l'exploitation de la mer (www.ifremer.fr), qui centralise ces données pour toute l'Europe.

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De l'engrais à une floraison étouffante
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De l'engrais à une floraison étouffante

Date : 21 juillet 2010
Auteur : Sabina Foeth, Daniel Krupka - Photo : Toralf Heene, IOW

Un problème majeur en Mer Baltique est l'eutrophisation. L'eutrophisation est due à un surplus de substances fertilisantes qui sont déversées par les fleuves environnants dans la mer.
La Mer Baltique est particulièrement touchée par ce phénomène, car l'eau y circule en circuit quasi fermé avec un renouvellement des eaux limité.
Les sources majeures d'eutrophisation sont les rejets de l'agriculture, mais également d'autres formes d'eaux usées, venant par exemple des villes côtières. Ces dernières se sont grandement améliorées ces dernières décennies avec des normes de traitements des eaux plus élevées. La conséquence est le développement accéléré d'algues qui dominent toute autre espèce locale.
Comparables aux marées rouges dans d'autres régions du monde, on assiste à ce développement accéléré, dû au surplus de nitrates dans l'eau, pour l'algue bleue ou la chrysolina polipelis. A l'origine inoffensives, elles deviennent rapidement toxiques pour le milieu marin local et pour l'homme. Les problèmes peuvent aller d'une simple irritation de la peau à de sérieux problèmes quand elles sont avalées.
En cas de développement intensif, les plages sont fermées et la baignade interdite, sans parler des conséquences sur les poissons consommés par l'homme.
La Bretagne doit actuellement faire face a une marée verte créée par le même phénomène. Le danger pour l'homme est conséquent.

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Les épaves en dangers
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Les épaves en dangers

Date : 17 juillet 2010
Auteur : Sabina Foeth, Daniel Krupka - Photo : Wolf Wichmann

Aujourd'hui, les plongeurs scientifiques ont entrepris de scier des morceaux de bois provenant d'épaves le long de l'ile de Ruegen. L'étude de ces prélèvements va permettre de suivre l'évolution d'une espèce invasive, "teredo navalis", plus connu sous le nom de taret, qui se présente sous la forme d'un ver marin qui est en réalité un mollusque bivalve. Consommateur boulimique du bois sous toute forme, le taret progresse en Mer Baltique de l'ouest vers l'est en raison du l'augmentation de la température de l'eau. Les scientifiques craignent qu'il constituent une menace de destruction totale, dans les dix ans à venir, pour les quelques 40 000 épaves en bois disséminées en Mer Baltique faisant partie du patrimoine marin. Difficiles à éliminer, seule une salinité faible telle que dans l'Est de la Baltique permet d'arrêter leur progression. Actuellement, ni les traitements biochimiques, préjudiciables à l'environnement, ni les bois exotiques, en voie de disparition, ne constituent des solutions durables et envelopper des épaves dans des géotextiles, ou les enfouir complètement dans le sable ou la vase, sont impossibles à réaliser . Mais la recherche scientifique continue.

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Des Pierres de feu au fond de l'eau
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Des Pierres de feu au fond de l'eau

Date : 14 juillet 2010
Auteur : Sabina Foeth, Daniel Krupka - Photo : Thomas Förster

La première journée de plongée pour la nouvelle équipe de scientifiques du Musée Océanographique de Stralsund. A côté des observations et relevés photographiques réalisés, ce sont des grandes pierres de feu, en silex, que les plongeurs ont rencontré en quantité.
Plusieurs théories s'affrontent quand à leur formation qui pourrait remonter à l'époque de l'extermination des dinosaures. Dans la région on les appelle aussi "Pots de Fleurs de Sassnitz" , car fréquemment utilisé à cet effet par les habitants de l'île.
Nul doute que ces gisements de pierre aurait intéressé nos ancêtres pour griller les soles ?

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Petit, mais enchanteur - le parc national de Jasmund
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Petit, mais enchanteur - le parc national de Jasmund

Date : 12 juillet 2010
Auteur : Sabina Foeth - Photo : Niels Feldmann

Jasmund est une réserve naturelle dans le nord-est de l'île de Rügen au large de la côte Baltique allemande. La région est connue pour ses impressionnantes falaises de craie qui surplombent la mer à une hauteur de plus de 160 mètres.
Ce parc a été créé en 1990 et se trouve être le plus petit parc national d'Allemagne. Ces falaises de craies doivent constamment faire face à des phénomènes d'érosion et à chaque tempête une partie des falaises s'écroulent, entrainant rochers, fossiles d'oursins, d'éponges et d'huitres.
On trouve beaucoup de plantes et d'animaux rares dans ce parc en raison des conditions géologiques locales, par exemple les phoques gris et la lamproie de rivière vivent le long de cette côte. La biodiversité de cette zone bénéficie des forets situés sur les falaises ainsi que des sources et rivières attenantes.
Les menaces principales le long de cette côte où Fleur de Passion a mouillé sont l'industrie forestière et le tourisme intensifs.

Un groupe de 5 scientifiques du musée d'Océanographie de Stralsund sont à bord pour les prochains 10 jours. Leur travail est essentiellement orienté sur la documentation de la biodiversité en images et films pour le musée.

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Des filles à bord
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Des filles à bord

Date : 09 juillet 2010
Auteur : Sabina Foeth - Photo : Sabina Foeth

Nous passons la semaine avec une équipe de filles entre 14 et 17 ans du foyer de la Servette. Pour toutes, le monde de la voile et la vie à bord sont une découverte. Les manoeuvres, les quarts de nuit avec réveils difficiles sont assumés avec enthousiasme. Elles sont initiées à la navigation et ont effectué leurs quarts pour la cuisine et le nettoyage, ainsi que les observations en mer. La Mer Baltique nous gâte avec un temps particulièrement chaud pour la région et un soleil brillant quasi toute la semaine. Elles repartent, bronzées et en pleine forme après ces quelques jours de découverte.

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De la sole à griller ?
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De la sole à griller ?

Date : 04 juillet 2010
Auteur : Sabina Foeth, Daniel Krupka - Photo : Sabina Foeth

Pendant cette semaine nous sommes rejoins par une équipe de 5 scientifiques du musée océanographique de Stralsund. Durant leurs collectes ils ramènent à bord une belle sole qui passera tout prêt d'être grillée . Finalement, elle sera consacrée à la science et le repas sera comme prévu des spaghettis.
L'équipe a fait des prélevés d'algues diverses, de petits crustacés et de poissons. Dans ces iles sud de la Mer Baltique, l'eau est plus salée qu'à l'est, la vie sous-marine plus abondante et diverse. Le taux de salinité passe de 10 pour mille à l'est, à 16-17 dans cette région, puis 29 pour mille à la sortie vers la Mer du Nord.
Les scientifiques sont ravis de passer une semaine sur Fleur de Passion, l'occasion de travailler en équipe depuis un bateau, d'effectuer des plongées et de ramener une multitude de spécimenes pour compléter la collection du musée.

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Nouvelles Vidéos en ligne
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Nouvelles Vidéos en ligne

Date : 30 juin 2010
Auteur : Sabina Foeth - Photo : Sabina Foeth

Regardez nos dernières vidéos sous la mission en Atlantic Est sur les dauphins, globicéphales noirs et orques. Et très prochainement la vidéo sur la semaine de Kiel.

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Arrivée à Kiel en Allemagne
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Arrivée à Kiel en Allemagne

Date : 20 juin 2010
Auteur : Sabina Foeth - Photo : Niels Feldmann

Fleur de Passion, après un trajet passant par Brest, Calais, et Cuxhaven, en Allemagne est arrivé à Kiel au bord de la Baltique. Cette semaine (19-26 juin) se déroulera avec un groupe d'élèves du Gymnase du Bugnon, Lausanne, et sera l'occasion de marquer la présence de Fleur de Passion lors de la Parade des vieux gréements, qui aura lieu en conclusion à la « Kieler Woche », évenement majeur dans le monde de la voile et pour cause : la » Kieler Woche rassemble 70 nations, 2000 bateaux et 5000 sportifs, et constitue un événement sportif connu dans le monde entier. C'est aussi la plus grande grande fête estivale au nord de l'Europe, un forum de rencontres politiques, musicales, et la plus grande manifestation de voile de compétition au monde. Ce sera aussi l'occasion de sorties d'observation en Baltique de marsouins, et d'herbiers marins, d'echantillonnage d'eau, de sédiment et de plancton et de cours d'écologie côtière sous la direction d'experts locaux.

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Trajets
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Trajets

Date : 12 juin 2010
Auteur : Sabina Foeth - Photo : Sabina Foeth

Pour la navigation entre Brest et Calais nous accueillons à bord un groupe de l'Association Trajets de Genève. Hélène, David, Giacomo, Michel et Lazar on le pied plus ou moins marin et se réjouissent de passer plusieurs jours d'affilées en mer. A notre départ de Brest le temps est maussade et la pluie s'installe. Après une nuit au mouillage devant Camaret-sur-Mer le soleil revient et nous longeons les belles côtes bretonnes par une météo clémente. Un coup de vent est annoncé et nous décidons de passer la nuit à Cherbourg. Le lendemain, les conditions de vent sont tempérées mais une mauvaise combinaison de direction de vent et de courants opposés rende la mer hachée et désagréable. La nuit suivante est un baptême pour tout le groupe, mer désagréable, pluie tapante et aucune visibilité. Les heures à la barre sont longues et tous sommes soulagés quand le jours se lève et la pluie cesse. Bravo à notre nouvelle équipe qui est restée courageuse jusqu'au bout et bonne continuation à tous.

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Océanopolis - Brest
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Océanopolis - Brest

Date : 06 juin 2010
Auteur : Sabina Foeth - Photo : Sabina Foeth

Notre route nous fait traverser le Golfe de Gascogne pour rejoindre la Bretagne. Nous arrivons à Brest sous la pluie et par des températures bien moins clémentes qu'au Portugal, signe que nous avons quitté le sud de l'Europe. Nous nous installons au Port du Moulin Blanc, juste en face d'Océanopolis, un parc dédié à la découverte des océans. Un très grand complexe formé de plusieurs pavillons nous emmène dans divers milieux marins. Tout au long de la visite nous découvrons des espèces rarement vues et suivons les multiples explications. Les grands aquariums nous font découvrir les eaux tropicales où se croisent napoléons, poissons-papillons et autres poissons-demoiselles. Nous passons dans le pavillon polaire, où on rencontre le manchot papou, le manchot royal et le gorfou sauteur. Dans le pavillon tempéré nous voyons des phoques jouer dans de larges aquariums. Ici les animaux sont quasi tous nés en captivité. Océanopolis, qui fête aujourd'hui ses vingt ans, est un endroit magnifique et une opportunité unique de faire découvrir à un large public la vie riche et belle des océans.

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A Brest avec des employés de Cargill
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A Brest avec des employés de Cargill

Date : 05 juin 2010
Auteur : Sabina Foeth - Photo : Sabina Foeth

Nous passons trois jours à Brest qui sont dédiés en grande partie à la rencontre avec des employés du sponsor principal de la l'Expédition Changing Oceans: Cargill. C'est le premier évènement qui nous permet de rencontrer un groupe d'employés, qui peuvent visiter le bateau et naviguer avec nous pendant quelques heures dans la Rade de Brest. L'équipage est invité à dîner avec des employés de Brest et autres bureaux français de Cargill dans la région, une belle occasion de prendre contact directement et de partager nos expériences. Nous organisons deux sorties pendant le weekend, durant lesquelles plus de 40 personnes, accompagnés de leurs familles, profitent de l'occasion de naviguer sur Fleur de Passion. Les enfants apprécient particulièrement de hisser les voiles et de pouvoir tirer sur quelques cordages.
Nous présentons également pendant ces sorties quelques-uns de nos films et échangeons à propos de notre travail sur les écosystèmes et les problèmes actuels concernant l'état des océans.

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Le phare de Sagres et le Cap Sao Vicente
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Le phare de Sagres et le Cap Sao Vicente

Date : 02 juin 2010
Auteur : Sabina Foeth - Photo : Sabina Foeth

Nous contournons le Cap Sao Vicente, qui est le point le plus au sud-ouest du Portugal. Des falaises abruptes tombent dans l'océan et nous ne pouvons qu'imaginer les vagues immenses qui se brisent ici pendant les tempêtes d'hiver.

Ce cap était au 15ème siècle le bout du monde connu et le point de départ de grandes expéditions de découverte et exploration. C'est ici que le Prince Henri le Navigateur a fondé une école de navigation qui réunissait les meilleurs navigateurs et géographes de l'Europe. Capitaines et officiers y étaient formés à la navigation, l'astronomie et la cartographie. Le Prince a reçu son surnom non pour ces exploits de navigateur mais autant qu'instigateur de nombreuses expéditions maritimes qui allaient repousser les frontières connues et transformer le monde au début de l'époque des Grandes Découvertes.

A partir d'ici les falaises et plages spectaculaires font partie du Parc National de Sudouest Alentejo et de la Côte Vicentine, une région moins urbanisée sur notre route. Nous mettons maintenant cap au nord.

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Le MSC (Marine Stewardship Council) - Portugal
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Le MSC (Marine Stewardship Council) - Portugal

Date : 02 juin 2010
Auteur : Sabina Foeth - Photo : MSC

Des millions de personnes consomment régulièrement des produits de la mer. Malheureusement, nos océans sont parfois surpêchés. Si rien n'est fait, certains de nos poissons favoris disparaîtront peut-être totalement des étals de nos poissonniers. Et ce n'est pas seulement notre dîner qui est en jeu : la surpêche nuit à l'ensemble de la filière de la pêche et au milieu marin dans le monde entier.

Dans le monde entier, des pêcheries adoptent de bonnes pratiques de gestion pour préserver des emplois, assurer la pérennité des stocks de poisson et contribuer à la protection du milieu marin.

Le MSC mène un programme ambitieux et passionnant, en collaboration avec les partenaires de la filière pêche, pour transformer le marché mondial des produits de la mer et promouvoir des pratiques de pêche durables, ainsi que leur site l'explique. Les référentiels rigoureux pour une pêche durable et pour la traçabilité des produits de la mer visent à augmenter l'offre en produits de la mer certifiés durables.

Le programme de certification du MSC donne l'opportunité aux pêcheries de prouver la durabilité de leur activité. Il leur procure un avantage concurrentiel et garantit aux acheteurs que le poisson provient d'une source durable et bien gérée. Les produits de la mer issus de pêcheries conformes au référentiel environnemental du MSC pour une pêche durable portent l'écolabel du MSC qui prouve qu'ils proviennent d'une source certifiée durable. L'écolabel du MSC permet aux consommateurs d'identifier facilement le meilleur choix pour l'environnement lorsqu'ils achètent des produits de la mer.

L'Association portugaise des producteurs senneurs (ANOPCERCO) est maintenant habilitée à vendre sa pêche, qui représente 95% de la production de sardine du pays (plus de 50'000 tonnes par année) avec l'écolabel bleu internationalement reconnu de MSC. Le certificat couvre tous les navires au dessus de 9 mètres de long de l'association qui ont comme activité principale la pêche à la senne.

C'est la première pêcherie du pays à recevoir cette distinction.

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Nouvelles vidéos !
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Nouvelles vidéos !

Date : 25 mai 2010
Auteur : Sabina Foeth - Photo : Léo Leibovici

Nouvelles vidéos en lignes ! Regardez les interviews du Dr. Halpern, Prof. Micheli et Dr. Selkoe sur la mission de l'impact humain sur les océans au Maroc ainsi que celle avec M. Houssine Nibani, président de l'association AGIR à Al Hoceima.Cliquez ici.
Egalement nouveaux, l'interview avec l'archéologue Irena Radic Rossi en Croatie l'année passée. Cliquez ici.

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Vilamoura
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Vilamoura

Date : 23 mai 2010
Auteur : Sabina Foeth - Photo : Sabina Foeth

Nous arrivons à Vilamoura au Portugal pour une escale de 2 jours. Au ponton d'accueil nous sommes reçu par François Salle, un membre des "Frères de la Côte", une confrérie de marins créé au Chili il y a plus de 50 ans. François nous facilite l'arrivée au port et nous organise une place d'amarrage. Il passe la journée avec nous, nous donne des conseils et filons pour la suite de la navigation, nous fait part de sa connaissance de la mer et de la région et nous montre des noeuds inconnus par l'équipage. Le "dindin", très pratique et efficace pour reprendre tout bout sous tension et le "perfection knot", d'origine américaine, qui ressemble à un noeuds de chaise, mais avec un plus grand nombre de possibilités d'applications.
Il apporte à bord citrons, thym et romarin de son jardin au grand bonheur de tous. François déborde d'énergie et de bonne humeur et on ne dirait vraiment pas qu'il va fêter ces 80 ans tout prochainement.
Merci à François pour cet accueil, bon vent et à la prochaine.

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Tarifa
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Tarifa

Date : 21 mai 2010
Auteur : Sabina Foeth - Photo : Sabina Foeth

Nous passons la journée dans le détroit de Gibraltar entre Tarifa et Tanger avec Jörn Selling à bord, le biologiste de l'ONG Firmm. Firmm est une ONG suisse fondée en 1998 pour étudier et préserver les mammifères marins et leur habitat naturel, les océans.
Les conditions météo sont un peu rudes pour l'observation de baleines, mais notre persévérance est récompensé et nous croisons un groupe de globicéphales noirs et des grands dauphins.
Le détroit n'est que large de 18 kilomètres à cet endroit et plus de 300 bateaux et cargos l'empruntent tous les jours. A cette période de l'année on observe principalement des globicéphales, des orques et des grands dauphins, plus tard on trouve également des cachalots, des dauphins raillés, des rorquals communs. Nous voyons aussi un petit groupe d'orques avec un mâle, une femelle et un petit.
Une partie de la côte autour de Tarifa est une réserve naturelle mais un projet de déclarer tout le détroit comme aire marine protégée reste sans succès à ce jour.

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La Baie d'Algeciras - Gibraltar
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La Baie d'Algeciras - Gibraltar

Date : 11 mai 2010
Auteur : Sabina Foeth - Photo : Sabina Foeth

Nous profitons d'une fenêtre météo calme avant la dépression annoncée, pour partir de Malaga et aller mouiller dans la Baie d'Algeciras, juste avant le Détroit de Gibraltar. Après une nuit de navigation très calme, nous arrivons au petit matin dans la baie. Immense, la baie est pour autant bien abritée du vent, mais d'un spectacle peu réjouissant. Elle abrite de très nombreux cargos, la côte est envahie d'installations portuaires et industrielles. On se demande comment il est possible que cette baie soit un lieu de reproduction et d'élevage des dauphins communs.
De nombreux efforts doivent être entrepris pour protéger cette partie de la Méditerranée, fortement perturbée par l'activité humaine (forte densité de trafic maritime, urbanisation élevée des côtes, pollution par les déchets et eaux usées, déforestation, désertification, érosion): La protection de la biodiversité doit être obtenue grâce à la Gestion Intégrée des Zones Côtières (GIZC), la création d'Aires Marines Protégées (AMP). Les actions de protection doivent permettre d'endiguer la destruction des habitats naturels et prévenir l'introduction d'espèces envahissantes, de favoriser la contribution du tourisme à l'économie et l'environnement local. Ces politiques visent aussi à mieux maîtriser la pollution et les rejets de déchets et hydrocarbures, et à prévenir les accidents dus au trafic maritime.

Un bel exemple, publié par "l' Earthwatch Institute" : l'organisation internationale maritime a accepté de dévier les routes maritimes commerciales de la côte sud espagnole, pour protéger des habitats et aires de reproduction importantes de dauphins.

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La Mer d'Alboran
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La Mer d'Alboran

Date : 08 mai 2010
Auteur : Sabina Foeth - Photo : Sabina Foeth

Nous quittons le Maroc et traversons la partie Ouest de la Méditerranée pour rejoindre la côte espagnole. On appelle cette mer "Mer d'Alboran". Elle s'étend depuis le Detroit de Gibraltar jusqu'à une ligne imaginaire entre le Cap de Gata (Espagne) et le Cap Fégalo (Algérie). Elle constitue une zone de transition entre l'Atlantique et la Méditerranée et présente une grande diversité.
La Mer d'Alboran héberge la plus grande diversité d'espèces des mers européennes. En comparaison avec le reste du bassin méditerranéen, l'Alboran présente une productivité primaire élevée, favorable à la concentration de sardines et d'anchois. Sa flore et sa faune abritent des espèces atlantiques d'origine tropicale qui n'apparaissent pas dans le reste de la Méditerranée. Près de ses côtes, les plantes à fleurs marines acquièrent une grande importance. Autour de l'île d'Alboran, les forêts d'algues laminaires (grandes algues brunes) et les fonds d'algues calcaires sont abondants, ainsi que le corail rouge et les dattes de mer.
Au niveau du Détroit de Gibraltar les cétacés présentent des densités parmi les plus élevées de la Méditerranée. Les plus fréquents sont : le dauphin commun, le dauphin bleu et blanc, le grand dauphin et le globicéphale noir. Cette zone est aussi un important habitat migratoire et d'alimentation pour la tortue caouane et la tortue luth.

Notre prochaine étape sera Tarifa où nous resterons un jour ou deux pour observer les cétacés avant de faire cap au nord dans l'Atlantique.

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AGIR à Al Hoceima
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AGIR à Al Hoceima

Date : 05 mai 2010
Auteur : Sabina Foeth - Photo : AGIR

Notre partenaire pendant notre mission au Maroc est AGIR, Association de Gestion Intégrée des Ressources. L'association a été fondée en 2008 à Al Hoceima. Elle a comme objectifs le développement durable à travers une gestion intégrée de ressources et l'appui à la formation et à l'autopromotion locale. Elle est active dans les domaines de la pêche durable, la préservation de l'environnement forestier et marin, ainsi qu'en formation et sensibilisation sur l'environnement et la biodiversité.
Elle intervient aussi sur la gestion de conflits, les sujets de pollution et donne son appui aux ONGs.

Un grand merci à son président, Houssine Nibani et à toute son équipe pour un accueil chaleureux et amical, ainsi qu'un soutien sans limites lors de toute la mission de "The Changing Oceans Expedition" au Maroc.

Nous quittons le Maroc pour nous rendre à Gibraltar où nous rendons visite à une ONG qui s'investit dans l'éco tourisme et l'observation de cétacés: FIRMM

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Urbanisation et rejets d'eaux usées
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Urbanisation et rejets d'eaux usées

Date : 03 mai 2010
Auteur : Sabina Foeth - Photo : Sabina Foeth

Nous observons un nombre de sites en construction impressionnant des deux côtés du parc national en navigant le long de la côte. La région est en forte expansion et l'urbanisation côtière rapide pose le problème de la gestion de déchets et eaux usées. Aujourd'hui uniquement 5% des eaux usées sont traitées au Maroc. La majeure partie est soit déversée directement dans le réseau hydrographique pour aboutir inévitablement au littoral, soit mise dans des fosses sceptiques en milieu rural ou encore rejetée directement en mer. Le nombre de station d'épuration est minime, sujet qui préoccupe les administrations locales et nationales.
Un autre phénomène observé dans la région est l'érosion hydrique, cette perte de sol entraîne automatiquement la perte des couches arables, la perte de la fertilité, et une diminution des sources de revenus pour les populations rurales locales. Les résultats sont donc des abondons de sols, une augmentation de la pauvreté.
Ceci ne sont que des exemples des problèmes auxquels la région doit faire face pour préserver son environnement, autant pour la nature que pour ses habitants.

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Au mouillage - Parc National d'Al Hoceima
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Au mouillage - Parc National d'Al Hoceima

Date : 30 avril 2010
Auteur : Sabina Foeth - Photo : Sabina Foeth

Nous sommes de retour dans le parc national. Le temps est gris et des nuages bas se posent sur les sommets des falaises qui surplombent la côte.
Une fois l'ancre mouillée et le moteur éteint, le silence s'installe et nous n'entendons plus que le bruit des vagues qui s'écrasent contre les falaises et le chant des oiseaux qui nichent dans la roche. Malgré l'absence du vent le bateau roule fortement dans la houle.
Autour du bateau nous découvrons une multitude de petites méduses brunes peu attrayantes mais parmi elles une bien plus grande et colorée. Bien plus dangereuse aussi. Une physalie (Physalia physalis), donc pas une méduse pour être exact, mais un siphonophore marin. Nous l'amenons à bord dans un bocal rempli d'eau le temps de l'observer de plus près et de faire quelques clichés avant de la rendre à son milieu naturel. L'eau qui nous entoure est à première vue claire, mais en regardant de plus près nous observons des signes de présence humaine dans la région: des bouts de plastique flottant, de la mousse brune et autres saletés qui dérangent quelque peu ce cadre idyllique.

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Mission: Impact Humain sur les Oceans - Maroc
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Mission: Impact Humain sur les Oceans - Maroc

Date : 28 avril 2010
Auteur : Sabina Foeth - Photo : UCSB

Ben Halpern (Université de Californie, Santa Barbara), Kim Selkoe (Université de Hawaii) et Fiorenza Micheli (Université de Stanford) sont à bord de Fleur de Passion pour un projet pilote. Ce projet s'ajoute à leur travail qui consiste à dresser une carte de"l'impact humain sur les océans".
Les scientifiques ont plongé pendant cette semaine avec des membres de la fondation Antinea et Ilyas El Bouzidi, un plongeur de la région, pour enseigner leurs pratiques d'observation et d'analyse, et pour réaliser des transects et comptages.

Ben Halpern nous explique comment, en observant le nombre, la taille et la diversité des espèces, il peut déterminer l'importance de l'impact humain sur une région et l'état de santé de l'écosystème. Les observations permettent de déterminer la biomasse, c'est à dire la faune et la flore de la chaine alimentaire marine partant des poissons, les prédateurs, pour arriver aux algues qui poussent sur le fond. Un nombre important de poissons en haut de la chaine alimentaire est le signe d'un système sain en deça de la chaine.
Pendant les plongées, le travail est divisé en plusieurs catégories : comptage de poisson, d'invertébrés (oursins, étoiles de mer etc.) et d'algues, réalisation de transects et récolte d'échantillons. Les seuls échantillons ramenés à bord sont en effet des algues puisqu'il est très difficile de déterminer leur poids et taille sous l'eau. L'approche de ce travail est d'abord quantitatif, mais donne une bonne estimation qualitative de l'état de santé de l'endroit étudié.

Les premières impressions de Ben Halpern et Fiorenza Micheli de la côte entre Al Hoceima et Cala Iris sont comparables avec d'autres régions de Méditerranée. L'écosystème est menacé par le chalutage, la pêche à la dynamite et la pollution côtière. Lors d'une plongée, le bruit d'une explosion a retenti et un chalutier est passé à une centaine de mètres de la côte. L'échange entre l'équipe de scientifiques et les membres d'Antinea avec des plongeurs locaux, représentants d'ONG et administrations locales nous permet d'espérer qu'ils contribueront à la mise en place de mesures efficaces et acceptables pour les pécheurs et habitants de la région, afin de protéger cet écosystème important.

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Le Parc National d'Al Hoceima - Maroc
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Le Parc National d'Al Hoceima - Maroc

Date : 25 avril 2010
Auteur : Sabina Foeth - Photo : Sabina Foeth

Le Parc National de Al Hoceima à été déclaré en 2004 et s'étend sur une surface de 48'000 ha, comprenant environ 40 km de côte. La côte est abrupte et les falaises de roche calcaire atteignant jusqu'à 700 mètres d'altitude tombent à pic dans la mer.
Cette région se distingue par sa biodiversité et sa richesse marine et offre un abri à des espèces très rares tel que le goéland d'Audouin. Il abrite également une des plus grandes concentrations mondiales d'aigles balbuzards pêcheurs.


 Pendant notre visite de 2 jours dans le parc, les plongeurs et scientifiques de notre expédition ont répertorié une vingtaine d'espèces de poissons et différentes sortes d'algues. La partie marine dans les eaux très peu profondes semble bien préservé, mais en s'éloignant un petit peu de la côte les fonds marins sont menacés. Les plongeurs ont également observé la présence d'espèces d'algues invasives.
La création de ce parc national avec l'aide d'ONG locales donne espoir que des mesures efficaces seront prises pour protéger cette belle région.

La mission pilote pour valider le travail de Ben Halpern et son équipe sur l'impact humain sur les océans se poursuit et nous publierons très prochainement des détails sur le travail de recherche des scientifiques actuellement à bord.

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Journée de la Terre à Al Hoceima
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Journée de la Terre à Al Hoceima

Date : 22 avril 2010
Auteur : Sabina Foeth - Photo : Sabina Foeth

Nous sommes arrives à Al Hoceima au Maroc la veille de la journée mondiale de la terre. Cet évènement est célébré depuis peu au Maroc, mais a pris cette année une ampleur plus importante.
Notre arrivée et notre expédition s'insèrent bien dans le programme organisé par la région et nous sommes reçu par le Walli M. Mohamed Al Hafi, représentant du roi du Maroc. La cérémonie officielle se passe en présence de la télévision et de la radio nationales.

Plusieurs classes d'écoles visitent le bateau et notre village de pyramides qui illustre quelques sujets ayant un impact particulier sur les océans, tel que la surpêche, le transport maritime, la pollution et le réchauffement climatique.
Nous sommes également chaleureusement reçu par l'Association "AGIR" , une ONG locale qui s'investit dans la sensibilisation en matière d'environnement. AGIR aide en particulier les pécheurs artisanaux à pratiquer une pêche durable.

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Melilla
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Melilla

Date : 19 avril 2010
Auteur : Sabina Foeth - Photo : Sabina Foeth

Nous arrivons à Melilla à 4 heures du matin après 5 jours de navigation.
Melilla est une petite enclave espagnole sur la côte marocaine. L'accueil est chaleureux et nous profitons de cette halte de 2 jours pour terminer des travaux à bord. Une nouvelle grue est installée afin de faciliter le levage à bord du zodiac. Le volume arrière du bateau, le coqueron obtient des nouveaux rangements et nous avons fait une révision complète du circuit d'eaux usées.
Nous quitterons le quai dans la journée pour nous rendre à Al Hoceima au Maroc à environ 70 miles à l'ouest d'ici.

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En mer - de Monastir à Melilla
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En mer - de Monastir à Melilla

Date : 15 avril 2010
Auteur : Sabina Foeth - Photo : Sabina Foeth

Nous sommes en mer depuis 2 jours, le ciel est gris et nous cache la côte algérienne que nous longeons depuis plusieurs heures. Un vent favorable de 20 noeuds nous permet enfin de hisser les voiles et Fleur de Passion avance à belle allure, cap à l'ouest. L'équipage se réhabitue aux mouvements du bateau et au rythme des quarts.
Des petits dauphins communs nous rendent régulièrement visite, jouent dans la vague d'étrave ou nous accompagnent pendant un bout de la route. Le spectacle nous ravit à chaque instant.
Nous croisons de plus en plus souvent de grands bateaux cargo transportant des containers, des céréales ou du pétrole.
700 miles nous séparent de notre prochaine escale: Melilla.

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Le jour du départ
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Le jour du départ

Date : 12 avril 2010
Auteur : Sabina Foeth - Photo : Antinea Foundation

Le départ. L'équipage est heureux de retrouver la mer et la vie à bord prend son rythme. Nous mettons d'abord cap au Nord pour contourner la Tunisie avant de longer la côte algérienne pour arriver au Maroc dans une semaine environ.
800 milles nous séparent de notre but, une navigation qui nous permettra déjà de faire diverses observations avant d'entreprendre notre mission dans les aires marines protégées du Maroc.

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A quelques jours du départ
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A quelques jours du départ

Date : 08 avril 2010
Auteur : Sabina Foeth - Photo : Sabina Foeth

A quelques jours de notre départ de Tunisie le chantier bat son plein. Une douzaine de personnes : équipage, charpentiers, menuisiers, ingénieurs et volontaires travaille dur pour assurer que tout soit prêt pour prendre la mer. Chacun s'affaire à sa tâche et tous ces travaux assurent que le bateau pourra affronter la mer en toute sécurité.
Notre prochaine escale importante sera le parc national d'Al Hoceima au Maroc où nous retrouverons une équipe de scientifique pour étudier l'impact humain sur la mer de cette région.

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Dernières Nouvelles
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Dernières Nouvelles

Date : 01 avril 2010
Auteur : Ronald Menzel - Photo : Antinea Foundation

Fleur de Passion a quitté l'île de Malte où le voilier a passé une partie de l'hiver pour rejoindre la Tunisie.

L'équipe d'Antinea a profité de la pause hivernale pour rédiger le rapport qui consolide toutes les données acquises pendant la mission 2009 : "Best practices in MPA management". Cette publication qui s'enrichira tout au long de "The Changing Oceans Expedition" vise à comprendre les facteurs qui jouent un rôle dans le succès d'une Aire Marine Protégée. Que ce soient les interactions avec le tourisme, la gestion de la pêche, la recherche scientifique ou encore la sensibilisation à la protection de l'environnement, la gestion de ces réserves marines représente une tâche complexe où il faut intégrer de nombreux facteurs. Fleur de Passion a été accueilli en 2009 dans 12 Aires Marines Protégées. En rencontrant tous les intervenants (gestionnaires, pêcheurs, responsables de clubs de plongée, office du tourisme, maires ou encore scientifiques), l'équipe d'Antinea a eu l'occasion de recueillir de nombreux témoignages et documenter les succès et problèmes rencontrés dans les AMP.
D'une manière globale, nous avons constaté que les réserves marines gérées avec des moyens suffisants jouent parfaitement leur rôle, protégeant un milieu fragile et permettant même à des écosystèmes dégradés de se régénérer. Une solution qui profite autant à la nature qu'aux pêcheurs ou encore aux touristes.

En Tunisie, Fleur de Passion est entré en chantier pour plusieurs semaines afin d'installer de nouveaux équipements et de préparer le voilier pour la mission de cette année. "The Changing Oceans Expedition" se rendra d'abord au Maroc pour étudier l'impact humain sur les Océans, puis mettra le cap au Nord en direction de la Mer Baltique et du Waddensea.

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Changement climatique et les océans
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Changement climatique et les océans

Date : 27 novembre 2009
Auteur : Sophie Boutin - Photo : Antinea Foundation

Voici le film que nous avons réalisée pour le sommet sur le changement climatique de Copenhague. voir la video sur CNN iReport Ceci est l'une de nos réalisations les plus importantes pour cette année. Nous en sommes vraiment fier et espérons qu'elle va contribuer à amener les océans au centre des discussions sur le changement climatique.

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Fleur de Passion en Croatie : toutes voiles dehors !
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Fleur de Passion en Croatie : toutes voiles dehors !

Date : 02 novembre 2009
Auteur : Sophie Boutin - Photo : Antinea Foundation

Nous partons de Cavtat pour rejoindre Dubrovnik. Une belle journée de voile s'annonce : un beau soleil et une bonne brise nous permettent de monter le clinfoc, la 4eme voile avant de Fleur de Passion et la flèche. Ces deux voiles ne sont utilisées que par faibles vents. Le bateau prend instantanément un noeud de vitesse supplémentaire.
Merci à notre partenaire North Sails pour le magnifique travail de design et de fabrication des voiles qu'ils ont fait !

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Plongée archéologique à Cavtat - Croatie
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Plongée archéologique à Cavtat - Croatie

Date : 29 octobre 2009
Auteur : Sophie Boutin - Photo : Antinea Foundation

La Croatie semble s'être servie des erreurs des autres pays pour aménager des plans d'action efficaces pour préserver le patrimoine marin. C'est ainsi qu'à Cavtat près du Montenegro, les services d'archéologie sous-marine ont mis en place un système de protection des épaves en y installant des cages fortes.
Ces dernières permettent aux plongeurs de visiter des sites archéologiques préservés du pillage. Antinea accompagnée de la responsable du service d'archéologie sous-marine, Irena Radic, se rend sur ces épaves bien gardées mais également sur de nouvelles découvertes sous-marines.

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Traversée mouvementée de Mjlet à Dubrovnik
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Traversée mouvementée de Mjlet à Dubrovnik

Date : 22 octobre 2009
Auteur : Sophie Boutin - Photo : Antinea Foundation

L'équipage affronte une traversée mouvementée de Mjlet à Dubrovnik avec des creux de 5 mètres, et 40 noeuds de vent. Les jours qui suivent sont consacrés au nettoyage du bateau et au montage des vidéos. L'équipage éprouvé se repose après 10 jours de mauvais temps, de froid et d'humidité !!

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Visite de l'Ile de Mljet, réserve naturelle - Croatie
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Visite de l'Ile de Mljet, réserve naturelle - Croatie

Date : 18 octobre 2009
Auteur : Sophie Boutin - Photo : Antinea Foundation

La Croatie est un secret bien gardé. L'île de Mljet en particulier présente une végétation luxuriante complètement préservée de l'homme. Des forêts de pin d'Alep et un parc naturel surveillé par des rangers consciencieux. Qu'en est-il des fonds marins ? Menacés par un tourisme qui paye paradoxalement une taxe pour leur conservation. Le mouillage sauvage et non géré des bateaux de plaisance l'été pourrait menacer les habitats de la biodiversité sous-marine de cette île. Pourtant ses fonds sous-marins sont encore bien préservés avec une faune nombreuse et de bonne dimension. Il en est de même des sites archéologiques miraculeusement préservés par 6 mètres de fond. Des sites qui n'existent désormais plus qu'à des centaines de profondeur partout ailleurs en Méditerranée.

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Torre Guaceto (9 octobre au 14 Octobre) Brindisi - ITALIE
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Torre Guaceto (9 octobre au 14 Octobre) Brindisi - ITALIE

Date : 14 octobre 2009
Auteur : Sophie Boutin - Photo : Antinea Foundation

Située en Italie orientale, cette Aire Marine est particulièrement bien gérée. Les responsables de Torre Guaceto ont mis en place un programme de conservation de pêche locale avec les pêcheurs traditionnels sur la zone de pêche autorisée. Ces derniers ont le droit de pêcher une fois par semaine dans la zone autorisée de l'AMP. Ces pêcheurs récoltent des poissons de très belles dimensions qu'ils arrivent à très bien vendre, d'autant qu'ils portent le label des AMP. Pêcher moins mais de meilleure qualité, voilà un plan d'action créatif qui permet de réconcilier pêche et conservation des fonds marins. D'autant que l'Italie possède énormément d'AMP, ce qui n'est pas un gage de qualité de gestion car les réserves financières sont trop faibles pour financer autant d'AMP.

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Mission Iles Ciclopi - Iles Eoliennes
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Mission Iles Ciclopi - Iles Eoliennes

Date : 07 octobre 2009
Auteur : Sophie Boutin - Photo : Antinea Foundation

Située au pied de l'Etna, l'Aire Marine des îles Ciclopi permet d'évoquer la diversité des habitats sous-marins méditerranéens. Ses fonds ne sont pas seulement sablonneux ou couverts de Posidonie, ils sont aussi volcaniques. La dimension de cette récente Aire Marine est encore trop petite pour être conséquente sur le développement des ressources mais la Sicile tend à développer des Aires Marines sur des fonds qui l'ont façonnée. Voir la vidéo de mission sur l'Ile Ciclopi

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Iles Eoliennes - Tempete au pays des volcans
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Iles Eoliennes - Tempete au pays des volcans

Date : 26 septembre 2009
Auteur : Sophie Boutin - Photo : Léo Leibovici

Notre arrivée aux Iles Eoliennes est saluée par une tempête assez furieuse, qui nous vaut une nuit plutôt tumultueuse. L'équipage tient bon et avec l'aide des habitans nous arrivons à mettre Fleur de Passion hors de danger. Voir la vidéo de la tempête
Nous rencontrons ensuite les habitants de l'Iles qui nous parlent de la vie sur l'Ile et du volcan. Interview d'un habitant

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Bonifacio - Corse
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Bonifacio - Corse

Date : 15 septembre 2009
Auteur : Sophie Boutin - Photo : Antinea Foundation

Les Bouches de Bonifacio sont aussi un bel exemple de gestion d'Aire Marine Protégée, d'autant que ses dimensions sont une des plus importantes de Méditerranée : une superficie de 80 000ha. Cette Aire Marine possède également un vaste espace de protection et d'études d'espèces. Elle a su développer également un réseau de surveillance contre le braconnage. Mais cette zone de passage entre la Corse et la Sardaigne menace la tranquillité de ses habitants. Afin de trouver une solution face à l'intensité du trafic maritime, les Bouches de Bonifacio commencent à se rapprocher de ses voisines sardes, les Aires Marines de Maddalena. L'union fait la force. Entretien avec Jean-Michel Culioli qui nous présente la Réserve Marine des Bouches-de-Bonifacio, sa gestion, ainsi que ses richesses terrestres et sous-marines :Voir la vidéo de l'interview

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Bilan de mission Scandola - Corse
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Bilan de mission Scandola - Corse

Date : 10 septembre 2009
Auteur : Sophie Boutin - Photo : Antinea Foundation

La Réserve Naturelle de Scandola est un exemple de réussite d'Aire Marine Protégée. Connue pour être le joyau de l'écrin Corse, Scandola est parvenue à réhabiliter une faune marine locale abondante et de dimensions conséquentes. Voir l'interview de Jean-Marie Dominici, Directeur de la Réserve de Scandola
D'autre part, la Réserve Naturelle a permis de sauver le balbuzard menacé d'extinction. Aujourd'hui, ces aigles pêcheurs font partie du programme de réintroduction des aigles pêcheurs en Italie. Un exemple de mesures qui mériterait que cette Réserve s'agrandisse afin de pouvoir offrir une nouvelle ressource halieutique. Voir l'interview de Jean-Christophe Vié, Directeur adjoint, Programme pour les espèces, IUCN, qui vient de publier un rapport 2008 sur la liste rouge des espèces menacées de l'IUCN
Antinea est venue plonger sur ces sites exceptionnels accompagnés par le directeur de l'Aire Marine, Jean-Marie Dominici et assister au vol en parapente de Jacques Oliviers Travers avec son aigle pygargue.

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Navigation Calvi - Scandola - Corse
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Navigation Calvi - Scandola - Corse

Date : 09 septembre 2009
Auteur : Sophie Boutin - Photo : Antinea Foundation

Une belle navigation nous permet de rejoindre la magnifique baie de Girolata, d'où nous partirons pour notre prochaine mission à Scandola. Voir la vidéo de la navigation

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Fin de mission Stareso sur le Plancton à  Calvi - Corse
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Fin de mission Stareso sur le Plancton à Calvi - Corse

Date : 05 septembre 2009
Auteur : Sophie Boutin - Photo : Antinea Foundation

A Calvi, Antinea s'est rendue au centre océaanographique Stareso pour accueillir le chercheur Jean-Henri Hecq ainsi que le directeur du centre Pierre Lejeune à bord pour une mission de collecte de planctons et d'identification du front liguro-provençal. Voir la vidéo d'interview de Jean-Henri Hecq
Voir également la vidéo de Pierre Lejeune, Stareso sur le changement climatique
Antinea a passé un mois dans le sanctuaire Pelagos, à faire des transects d'observation de cétacés. Il est donc particulièrement intéressant de nous renseigner sur la source de leur régime alimentaire, le plancton.
Cette journée assez intense physiquement (voir la vidéo de remontée du plancton !)< et scientifiquement l'a été encore plus encore par l'affluence exceptionnelle de cétacés curieux se déplaçant vers Fleur de Passion. Pendant toute la journée, deux groupes de globicéphales et des cachalots sauteurs se sont approchés de nous, sans compter les dauphins venus jouer à l'étrave à de multiples reprises. voir la vidéo sur les globicéphales

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Observation des Dauphins, Saint Florent - Corse
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Observation des Dauphins, Saint Florent - Corse

Date : 21 août 2009
Auteur : Sophie Boutin - Photo : Antinea Foundation

Saint Florent est une baie bien concernée par le patrimoine marin. En ce qui concerne la biodiversité, elle abrite une colonie de grands dauphins (Trusiops Truncatus) qui est étudiée toute l'année. La baie a également été le lieu d'une importante bataille navale pendant la Renaissance. Deux gallions y ont fait naufrage et feront bientôt l'objet d'une fouille programmée sous la direction de l'archéologue Arnaud Cazenave de La Roche. Nous avons donc partagé notre séjour entre la visite de ces épaves et la découverte de la biodiversité locale avec Charles Pinelli. Interview avec Charles Pinelli, Président des amis de l'Agriate

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Sanctuaire de Pelagos : observation de Cétacés - Cybelle Pla
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Sanctuaire de Pelagos : observation de Cétacés - Cybelle Pla

Date : 15 août 2009
Auteur : Sophie Boutin - Photo : Antinea Foundation

C'est dans le cadre magique du sanctuaire Pelagos que nous avons rencontré Céline Arnal, présidente de l'association Cybelle Planète. Cette semaine fut rythmée par la mise au point de protocoles d'observation qui seront, par la suite, utilisés pour l'étude des espèces en surface comme les poissons lunes, les tortues et bien évidemment les cétacés. Ces derniers n'ont pas été timides! En effet, nous avons eu la chance d'observer de nombreux spécimens. Voir l'interview de Céline Arnal

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Aire Marine de Port Cros
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Aire Marine de Port Cros

Date : 02 août 2009
Auteur : Sophie Boutin - Photo : Antinea Foundation

L'étape de Port Cros fut synonyme de rencontre et de découverte.

En effet, Fleur de Passion a accueilli pendant deux semaines, deux groupes de 10 jeunes gens afin de leur faire découvrir la navigation et l'univers marin.

Alors que la vie à bord poursuivait son cours avec son nouvel équipage, une partie de l'équipe Antinea, restée à terre, travaillait à l'avancée des projets. Ces derniers consistaient à la mise au point de protocoles de transects vidéos géo-référencés et au test du logiciel de modélisation 3D Oceanid. Sur ce dernier aspect nous avons été aidé par l'équipe de Virtual Dive.

Des scientifiques locaux et les cameramen sous-marins ont plongé sur le site de Port Cros afin de comparer les résultats des observations sous-marines faites par les premiers avec les analyses des images vidéos faites par les seconds. Nous avons également passé beaucoup de temps avec les gestionnaires de l'aire marine protégée de Port Cros afin de comprendre comment le tourisme, la pêche et la protection de l'environnement pouvaient cohabiter.

Toute l'équipe d'Antinea a été impressionnée par la richesse des fonds marins; ce qui n'a fait que nous conforter dans l'idée que les aires marines protégées étaient la solution adéquate à la protection des océans.

Dans le cadre de la projection du film « Home », produit par Luc Besson notre parrain, Yann Arthus Bertrand nous a fait l'honneur d'une visite à bord. Une projection de ce documentaire a eu lieu sur la plage du Lavandou, non loin de Port Cros, et a réuni plus de vingt mille personnes.

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Mission Requin Peau bleu au Cap d'Agde
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Mission Requin Peau bleu au Cap d'Agde

Date : 24 juillet 2009
Auteur : Sophie Boutin - Photo : Antinea Foundation

C'est au Cap d'Agde que notre collaboration avec le National Geographic a véritablement débuté. En effet, Greg Marshall, le créateur de la «caméra crittercam», nous a rejoint à bord de Fleur de Passion afin de la poser sur un requin à peau bleue. Le « Thon Club d'Agde », après nous avoir réservé un accueil chaleureux, nous est venu en aide lors de notre tentative de capture du spécimen requis. Encore une fois, la météo ne fut point clémente et nous dûmes rester à quai durant 2 jours. Quand des conditions plus favorables apparurent enfin, un autre problème intervint: aucun requin! Cela démontre l'urgence d'agir. En effet, les requins font désormais partie des espèces menacés. Chaque année, 100 millions d'individus disparaissent; en cause, la pêche accidentelle et la forte demande d'ailerons. Voir les videos de la mission

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Tortue marine : Récupération de la caméra de National Geogra
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Tortue marine : Récupération de la caméra de National Geogra

Date : 21 juillet 2009
Auteur : Sophie Boutin - Photo : Antinea Foundation

Une tortue blessée par des filets de pêche, voilà la raison de notre présence en ce lieu. Cet animal a été soigné par l'association « Cestmed » au Seaquarium. Une fois sa convalescence terminée, il était temps de la relâcher dans son habitat naturel. Nous avons profité de cette occasion pour l'équiper d'une caméra crittercam. Voir la vidéo "Pose de la caméra"
Notre objectif était de comprendre comment et dans quelle mesure la tortue se réadapterait à son environnement.
Greg Marshall, sur la photo, essaie de localiser la caméra crittercam a l'aide d'une antenne radio, afin que nous puissions aller la repêcher avec le zodiac. Voir la vidéo "Récupération de la caméra"
Cette mission fut couronnée de succès. En effet, la caméra s'est détachée normalement et nous avons pu la récupérer afin de se servir des images. Voir la vidéo "Premières images de la Crittercam"

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Programme REPCET
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Programme REPCET

Date : 16 juillet 2009
Auteur : Sophie Boutin - Photo : Antinea Foundation

Le programme REPCET, voilà ce qui nous a occupé pendant 10 jours à Marseille. Cet outil a pour objectif d'anticiper les collisions entre le navires et les cétacés. Au programme de cette mission, le paramétrage de cet appareil en collaboration avec Pascal Mayol, président de l'association « Souffleur d'Ecumes » et « Chrysar ». Les conditions météorologiques ne nous furent, malheureusement, pas favorables et il nous fut impossible de procéder à tous les réglages nécessaires en raison de la force du vent. Ce dernier ne nous accorda qu'un court répit qui nous permis tout de même de croiser la route d'une baleine. Ce séjour restera donc, malgré les caprices de la nature, un souvenir inoubliable. Pascal Mayol, le scientifique à la tête de REPCET dresse le bilan de la première partie de la mission à bord. Au delà de l'aspect scientifique, c'était une véritable aventure humaine. Voir la vidéo interview de Pascal Mayol

Cette mission fut réitérée à la fin du mois d'août alors que nous nous trouvions en Corse dans le sanctuaire Pelagos. Cette fois l'expérience se révéla beaucoup plus probante.
Nous avons également profité de cette escale marseillaise pour inaugurer Fleur de Passion enfin parées de ses nouvelles voiles. L'équipe de North Sails, qui nous soutient en ayant dessiné et réalisé les voiles de Fleur de Passion, rejoint le bateau pour les tester pour la première fois en mer. Ben Schagen, le directeur de North Sails Suisse partage ses premières impressions. Interview de Ben Schagen, North Sails

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Inauguration de l'expédition à Marseille
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Inauguration de l'expédition à Marseille

Date : 12 juillet 2009
Auteur : Sophie Boutin - Photo : Antinea Foundation

Le grand jour est arrivé ! après 7 ans de travaux, plus de 70'000 heures de travail, Fleur de Passion revient à Marseille.

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Visite de l'équipe de l'AMP Penisola del Sinis
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Visite de l'équipe de l'AMP Penisola del Sinis

Date : 09 juillet 2009
Auteur : Sophie Boutin - Photo : Antinea Foundation

Le site « Penisola del Sinis », Sardaigne, est la première étape de notre périple dans les aires marines protégées. Après une courte visite, nous nous sommes mis au travail; les scientifiques locaux nous ont exposés les protocoles de recherche mis en place à ce jour. L'un deux, Matteo, ornithologue, est littéralement tombé amoureux de notre navire, Fleur de Passion. Malgré son envie, il lui était impossible de nous rejoindre. Néanmoins, nos routes se recroiseront très bientôt. En effet, une collaboration sur le sujet des oiseaux marins et en cours. Voir la vidéo

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Tunisie-Sardaigne : rencontre avec le Rainbow Warrior
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Tunisie-Sardaigne : rencontre avec le Rainbow Warrior

Date : 08 juillet 2009
Auteur : Sophie Boutin - Photo : Antinea Foundation

En route pour la Sardaigne, le navire de Green Peace, Rainbow Warrior, croise notre route. Sa mission, veiller à ce que les pêcheurs de thons respectent leurs quotas. La traversée se poursuit très calmement en raison du vent faible et nous arrivons à destination après 5 jours de navigation. Voir la vidéo de rencontre avec le Rainbow Warrior

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Départ
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Départ

Date : 04 juillet 2009
Auteur : Sophie Boutin - Photo : Antinea Foundation

Fleur de Passion est sur le point d'appareiller et pourtant une grande agitation règne à bord jusqu'au dernier instant! Les travaux ne seront achevés que quelques minutes avant le départ. Enfin nous quittons la Tunisie pour le début de cette grande expédition qui durera 10 années et nous emmènera sur toutes les mers du monde. Vidéo "A quelques heures du départ !"

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Tunisie : le Golfe de Gabès
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Tunisie : le Golfe de Gabès

Date : 03 juillet 2009
Auteur : Sophie Boutin - Photo : Antinea Foundation

Notre première mission s'est déroulée en Tunisie peu avant le départ de Fleur de Passion; plus précisément dans le Golfe de Gabès. Voir la vidéo "Spécificités du Golfe de Gabès"
Les deux problématiques sur lesquelles nous nous sommes concentrés étaient la pollution de la baie de Gabès ainsi que la surpêche. La baie de Gabès a subi une pollution due au rejet des mines de potassium locales. Un grand nettoyage est en cours dans le but de prélever le sable pollué. Cette opération,qui coutera plus de 65 milliards d'euros a été financée par un fond monétaire international. A terme, cela devrait permettre aux habitants de ce lieu de retrouver une baie propre et saine. La surpêche a réduit considérablement la quantité de poissons. Une visite au marché aux poissons de la médina suffit à confirmer ce constat effrayant. De nombreuses espèces comme le requin, le thon rouge et le mérou sont aujourd'hui en danger. Voir la vidéo-témoignage d'Albert Falco
De plus, les nombreux chalutiers présents dans cette zone détruisent les fonds marins. En cause, leurs techniques de pêche brutale et irresponsable. Afin de pallier à ce problème, le gouvernement tunisien encourage désormais les pêcheurs à revenir à des techniques plus traditionnelles ayant un impact moindre sur l'environnement. Malgré les efforts déployés de toutes parts, un conflit subsiste. En effet, deux univers se rencontrent sans se comprendre; l'un très moderne et d'une rentabilité terrifiante et l'autre d'ampleur plus modeste.Voir la vidéo

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